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Œuvre Fragment de frise épigraphique

Département des Arts de l'Islam : 632-1000 : L’ère des califats, naissance et unité d’un empire

Fragment de frise épigraphique de la mosquée Ibn Tulun

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Hughes Dubois

Arts de l'Islam
632-1000 : L’ère des califats, naissance et unité d’un empire

Provenant d’une des plus anciennes mosquées du Caire, ce fragment de frise à inscription coranique est un exemple du style d’écriture angulaire dit kufique qui s’épanouit dans les premiers siècles de l’Islam ; son relief arrondi et sa monumentalité évoquent l’influence de l’Irak abbasside.

Ce fragment d’inscription provient de la frise coranique qui court, en hauteur, sous le portique autour de la cour et dans la salle de prière de la mosquée Ibn Tulun, au Caire, construite entre 876 et 879. La majeure partie de la frise coranique se trouve toujours en place dans la mosquée. La dissémination de quelques fragments résulte de l’état de délabrement dans lequel se trouvait le monument au 19e siècle.
Une « légende » voulait que le Coran tout entier soit contenu dans l’inscription. En réalité, elle contient uniquement la première sourate (Fatiha) et une partie de la 2ème (très longue) sourate. L’utilisation sur une telle ampleur du texte coranique apparait comme nouvelle, et la question du choix du passage coranique mérite d’être posée : faut-il voir dans le choix de cette sourate II, qui s’adresse largement aux Juifs et aux Chrétiens, les invitant à suivre les préceptes du prophète Muhammad, une volonté d’affirmation de l’islam au sein d’une société où les non-musulmans étaient alors encore majoritaires ?
D’un point de vue formel, le fragment du Louvre montre une écriture angulaire (dite kufique) d’une grande sobriété, se détachant en un relief doucement arrondi, au contour biseauté, qui rappelle l’influence de l’art abbaside d’Irak. Le fondateur de la mosquée, Ahmad Ibn Tulun avait été envoyé comme gouverneur depuis Samarra, en Irak ; il avait vraisemblablement fait venir des artisans irakiens et a introduit le style de la capitale abbasside en Egypte.
Le dessin des lettres, l’épaisseur de leur tracé, l’aspect compact rappelle certains manuscrits du Coran de même époque et témoignent d’une recherche de monumentalité dans la transcription du texte sacré.

Inscription
Il s’agit de la transition entre les versets 134 et 135 de la sourate II : « [vous ne serez pas interrogés sur ] leurs actes. Ils ont dit : Soyez [juifs, ou soyez chrétiens vous serez bien dirigés.]».

Bibliographie

C. JUVIN, « Frise épigrahique de la mosquée Ibn Tulun au Caire », in S. Makariou (dir.), Les Arts de l’Islam au musée du Louvre, Paris, 2012, p. 87-89.

E. ANGLADE, Catalogue des boiseries de la section islamique, Paris, 1988, n°6, p. 20-21.

K.A.C. CRESWELL, Early Muslim Architecture, II, Oxford, 1940, p. 344-345.

Cartel

  • Fragment de frise épigraphique

    876-879

    Egypte, Le Caire, mosquée Ibn Tulun

  • Pin sylvestre, décor sculpté, traces de pigments bleus

    H. 31 cm ; L. 145 cm ; ép. 2,4 cm

  • Transfert de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales , 1948

    HI 10

  • Arts de l'Islam

    Aile Denon

Informations pratiques

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
Nocturne gratuite le premier samedi du mois
de 18h à 21h45

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre 2019

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