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Héliodore chassé du Temple

© 1996 RMN / Daniel Arnaudet

Peintures
Peinture italienne

Auteur(s) :
Constance Lavagne d'Ortigue

Cette œuvre est une esquisse pour la fresque ornant le revers de la façade de l'église du Gesù Nuovo de Naples. Le sujet biblique est tiré du Second Livre des Maccabées (3, 24-27) : cherchant à s'emparer du trésor conservé dans le temple de Jérusalem sur les ordres du roi de Syrie Séleucos IV, Héliodore en fut chassé par des anges à cheval.

Une composition baroque

Malgré les vives recommandations du grand prêtre Onias, Héliodore est entré dans le temple de Jérusalem afin d’en enlever le trésor. Saisi d’une grande frayeur, il est foulé aux pieds d’un cheval monté par un guerrier revêtu d’armes éblouissantes et fouetté par deux jeunes anges. Frappé d’aveuglement, il est chassé du temple et ne doit le rétablissement de sa santé qu’aux prières d’Onias.
Acheté en 1786 par le comte d’Angiviller, directeur des bâtiments de Louis XVI, ce tableau témoigne du prestige dont jouissait Solimena à la cour de France dans les dernières années du XVIIIe siècle. Sa prédilection pour l’effet décoratif, comme pour le pittoresque, et une recherche de l’ensemble répond aux défis posés par les vastes étendues qu’il faut remplir à tout prix dans les églises. Il utilise pour cela une composition passe-partout où se pressent en bas les spectateurs, au centre l’action principale parmi tout un peuple de personnages et au-dessus, curieux et angelots volant dans les airs.
Comme chez Véronèse ou Tintoret, la scène a lieu dans un immense palais ouvert où les colonnes forment un cadre somptueux et où des escaliers permettent de placer les groupes à des hauteurs variées pour mieux en relier les différentes parties. Des personnages repoussoirs habilement disposés dans les angles, les grandes masses qui s’opposent, les jeux fondamentaux de regards et de gestes sont des procédés communs à ces peintures au grand feu exécutées avec un génie d’invention et une grande facilité. Deux autres esquisses pour le grand décor napolitain, ou répliques réduites, sont conservées à la chartreuse San Martino de Naples et à la Pinacoteca Nazionale de Turin.

Une carrière mouvementée

Fils et élève d’Angelo Solimena, il fut le protégé du pape Benoît XIII. Il travailla à Naples en 1674 puis à Rome copiant les oeuvres de Pierre de Cortone (1597-1669), de Guido Reni (1575-1642), et de Carlo Maratta (1625-1713). En 1708, il reçut la commande de trois peintures pour la salle du Sénat de Gênes, exécutées entre 1715 et 1717, détruites en 1777 mais dont il reste des esquisses. Il travailla surtout à Naples, ce qui ne l’empêcha pas de faire un séjour en Espagne où le roi Philippe V lui demanda d’exécuter plusieurs peintures pour la chapelle royale de Madrid.
Artiste baroque par excellence, il s’est tout d’abord inspiré de l’art de Luca Giordano en y ajoutant une fermeté et des effets de contrastes plus dramatiques. Ainsi peut-on dire que l’œuvre de Solimena est une véritable synthèse de toutes les expériences baroques napolitaines. A sa maturité, il resta attaché au rythme baroque bien cadencé et s’opposa absolument au rococo tendant vers l’académisme.

Cartel

  • Francesco SOLIMENA (Canale di Serino (Nocera di Pagani), 1657 - Naples, 1747)

    Héliodore chassé du Temple

    Vers 1725

  • H. : 1,50 m. ; L. : 2 m.

  • Collection de Louis XVI (acquis en 1786)

    INV. 676

  • Peintures

    Aile Denon
    1er étage

Informations pratiques

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai, 8 mai et 25 décembre

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