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Œuvre Oenochoé attique à figures rouges

Département des Antiquités grecques, étrusques et romaines : Art grec classique (du Ve au IVe siècle av. J.-C.)

Scène de sacrifice

© 1994 RMN / Hervé Lewandowski

Antiquités grecques, étrusques et romaines
Art grec classique (du Ve au IVe siècle av. J.-C.)

Auteur(s) :
Alexandra Kardianou-Michel

Le Peintre de la Craipalè doit son nom conventionnel à une ménade nommée Craipalè figurant sur une oenochoé qui se trouve à Boston. Sur l'œnochoé du Louvre, se déroule une scène simple mais qui dégage un sentiment de recueillement religieux. Deux hommes s'affairent autour de l'autel où les flammes consument déjà une partie de l'offrande. L'un tient vers le feu la viande enfilée sur une broche, l'autre verse une libation. La troisième personne assiste passivement à la scène.

Les sacrifices en Grèce antique

Les sacrifices étaient offerts généralement en vue d'obtenir des faveurs des dieux souvent aussi ils étaient accomplis comme une expression de gratitude. On classe ces cas en quatre groupes. Les rites prophylactiques, pour neutraliser les influences néfastes, les rites divinatoires, avant de prendre une décision, les rites accomplis aux moments marquants de la vie et enfin, les rites propitiatoires, qui s'adressaient aux esprits redoutables du monde souterrain.
Ces offrandes étaient pour la plupart sanglantes, c'est-à-dire avec immolation d'un animal. Pendant les sacrifices non sanglants, les officiants brûlaient des graines, des fruits, des gâteaux.

Les différentes pratiques

Nous distinguons trois pratiques, donc trois conceptions différentes du sacrifice : durant les fêtes en l'honneur des divinités célestes, une partie de l'animal sacrifié (hiérion) était consommée par les fidèles, et l'autre était brûlée pour les dieux sur l'autel (bômos). C'est le cas le plus répandu et le mieux connu. Dans d'autres sacrifices, la chair de l'animal était entièrement mangée par les participants. Tandis que dans le cas des dieux chthoniens ou dieux de l'autre monde, les victimes (qu'on appelle dans ce cas-là les sphagia ou holocausta) brûlaient complètement sur une eschara (une grille) construite le plus près possible du sol ou dans une tranchée creusée à cet effet. Les verbes employés pour le mot "sacrifier" étaient également distincts selon le rite, ce qui montre la différence entre ces trois pratiques.
Chaque cité, selon la fête célébrée, suivait un schéma strict et préétabli, et différents rituels et pratiques pour le déroulement et l'accomplissent du sacrifice. La cité payait des sommes considérables lors des fêtes officielles pour financer des sacrifices en masse, afin de procurer aux citoyens pauvres un festin de viande et un jour férié.

Les représentations sur les vases

D'après les vases, nous pouvons reconstituer les moments successifs du sacrifice : par exemple, le jeune homme tend le porcelet vers l'autel, tandis que le sacrificateur, s'apprête à l'égorger avec un couteau. Ensuite, comme sur l'œnochoé G 402, la viande de la victime déjà embrochée est rôtie au-dessus de l'autel, où la partie des dieux se consume déjà. Parfois un dieu assiste la scène.
Sur la grande oenochoé du Louvre, se déroule une scène simple mais solennelle qui dégage un fort sentiment de recueillement religieux, traduit par l'aspect hiératique des citoyens athéniens qui assistent le sacrifice. Deux jeunes hommes s'affairent autour de l'autel où les flammes consument déjà une partie de l'offrande. Ici, comme le plus souvent dans la réalité, les autels étaient en pierre. L'un tend vers le feu la viande enfilée à une broche, l'autre verse une libation, peut être du vin, d'une coupe sans pied. Le troisième personnage assiste passivement la scène. Tous sont couronnés de feuilles de laurier.
D'après les nombreux vases grecs, nous constatons que si la procession et la préparation sont souvent représentées, la consommation elle-même n'est jamais montrée.

Bibliographie

- DENOYELLE Martine, Chefs-d’œuvre de la céramique grecque, Editions de la Réunion des musées nationaux, 1995, p. 146, n° 68.

- Feuillet pédagogique "Les scènes cultuelles, rites sacrificielles en Grèce antique" n° 3/22.

- DURAND J.-L. , Sacrifice et labour en Grèce ancienne, 1986.

- VILLANUEVA-PUIG M.-C. , Images de la vie quotidienne en Grèce dans l'Antiquité, 1992, p. 112-118.

Cartel

  • Scène de sacrifice

    Vers 430 - 425 avant J.-C.

    Athènes

  • Argile

    H. : 21,5 cm. ; D. : 17 cm.

  • Achat, 1879 , 1879

    Œnochoé attique à figures rouges : scène de sacrifice

    N° d’entrée MNB 1705 (n° usuel G 402)

  • Antiquités grecques, étrusques et romaines

    Aile Sully
    Rez-de-chaussée
    Salle d'art grec classique et hellénistique
    Salle 342
    Vitrine 2

Informations pratiques

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
Nocturne gratuite le premier samedi du mois
de 18h à 21h45

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre 2020

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Informations complémentaires

Une acclamation en grec est peinte au-dessus du personnage central : PYTHODELOSKALOS (Pythodélos est beau).