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Accueil>Œuvres & Palais>Collections et départements>Plaques de reliure du psautier de Dagulf : David, saint Jérôme

Œuvre Plaques de reliure du psautier de Dagulf : David, saint Jérôme

Département des Objets d'art : Haut Moyen Age

Plaques de reliure du psautier de Dagulf

© 1998 RMN / Martine Beck-Coppola

Objets d'art
Haut Moyen Age

Auteur(s) :
Bardoz Marie-Cécile

Charlemagne avait commandé au scribe Dagulf un riche psautier pour le pape Hadrien Ier. Sans doute inachevé à la mort du pape, il demeura dans le trésor royal. Les scènes de ces deux plaques de reliure représentent David ordonnant la rédaction des Psaumes puis les chantant, et saint Jérôme recevant l’ordre de les corriger puis y travaillant. Ces ivoires, les seuls rattachés à une commande de Charlemagne, marquent le début de la Renaissance carolingienne dont le style évoque le Bas-Empire.

Le scribe Dagulf

Le psautier, auquel étaient destinés ces ivoires, fut rédigé par le scribe Dagulf sur l’ordre de Charlemagne, pour le pape Hadrien Ier. Mort en 795, ce dernier n’en vit probablement pas l’achèvement. Le manuscrit fut conservé dans les trésors de Limbourg-sur-la-Lahn et de Spire (1065). Puis il fut donné par l’empereur Henri IV à l’évêque de Brême Willehad et resta dans le trésor de la cathédrale de Brême (XVe siècle). Au milieu du XVIIe siècle, le manuscrit fut séparé des deux plaques d’ivoire ; il appartint par la suite à Léopold Ier puis entra dans les collections de la Hofbibliothek de Vienne où il est toujours conservé (Vienne, Österreichische National Bibliothek, Cod. 1861).

L'École du Palais de Charlemagne

Les deux reliefs sont adaptés au contenu du manuscrit : ils représentent, d’un côté, David rédigeant les Psaumes et les chantant au milieu de musiciens et, de l'autre côté, saint Jérôme recevant de Damase Ier un message pontifical lui ordonnant de corriger les Psaumes et y travaillant. Cernées de bordures où se côtoient les symboles des évangélistes, l’agneau divin et la Main de Dieu, ces deux plaques restent les seuls ivoires de l’atelier du Palais que l’on puisse dater avec certitude et rattacher à la personne de Charlemagne, d’où leur très grand intérêt. Les scènes évoquant David inaugurent un thème cher aux artistes carolingiens qui le représentèrent souvent chantant accompagnés de ses musiciens. Cette illustration d’un passage des Psaumes qui recommande de louer Dieu avec les instruments à cordes et à percussion est également un hommage au souverain carolingien qui, dans le cercle littéraire de la cour, se faisait désigner sous le pseudonyme de David.

Des modèles de l'art italien du Ve siècle

Les proportions trapues des personnages, leurs visages aux larges méplats, leurs yeux largement ouverts, les drapés antiquisants donnent un caractère mouvant à l’ensemble des scènes. Leur aspect dénote l’influence de modèles italiens de la fin du IVe siècle ou du début du Ve siècle et démontre combien les ivoiriers carolingiens avaient atteint une forme de perfection.

Bibliographie

- GABORIT-CHOPIN Danielle, Les Ivoires du Moyen Âge Occidental, Office du Livre, 1978, n° 49.

- Hommage à Michel Laclotte, Musiques au Louvre, RMN, 1994, p. 48-49 (GABORIT-CHOPIN Danielle).

- GABORIT-CHOPIN Danielle, Catalogue des collections du département des Objets d’art : Les Ivoires médiévaux, RMN, 2003, n° 36.

Cartel

  • École du palais de Charlemagne (entre 783 et 795)

    Plaques de reliure du psautier de Dagulf

  • Ivoire

    H. : 16,80 cm. ; L. : 8,10 cm. ; Pr. : 0,90 cm.

  • Au XVe siècle à la cathédrale de Brême

    MR 370, MR 371

  • Objets d'art

    Aile Richelieu
    1er étage
    Charlemagne
    Salle 501

Informations pratiques

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai, 8 mai et 25 décembre

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