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Œuvre Plat d’apparat aux gonfaloniers

Département des Objets d'art : Renaissance

Plat d’apparat aux gonfaloniers (porteurs de bannières), Face

© RMN - Grand Palais (Musée du Louvre) / Franck Raux

Objets d'art
Renaissance

Auteur(s) :
Françoise Barbe

Ce grand plat représente, au centre, quatre personnages vêtus à l’antique portant des bannières attachées à des hampes. Il est décoré, sur l’aile, d’une frise de motifs ornementaux et floraux.Dans l’Italie du Moyen Âge et de la Renaissance, les gonfaloniers ont la charge de porter l’étendard de la ville (le gonfalon). La scène figurée est directement inspirée d’une estampe représentant Le Triomphe de César, gravée en 1504 par Jacob de Strasbourg d’après des dessins de Benedetto Bordon.

Grâce au développement du livre et de l’estampe à la fin du XVe siècle, les peintres sur majolique (la faïence de la Renaissance italienne) s’inspirent fréquemment des modèles graphiques les plus diffusés. La majolique historiée, qui raconte une histoire tirée de l’Antiquité, de la mythologie ou de la Bible, prend son essor concomitamment dans plusieurs villes d’Italie vers 1500. En Ombrie, les ateliers de Deruta et de Gubbio, auquel on attribue la fabrication de cette œuvre, sont très appréciés pour leur décor lustré ajouté à la peinture lors d’une troisième cuisson. Le lustre est un mélange de sels métalliques qui créent à la surface de la glaçure des reflets métallescents de teinte argentée, dorée ou rouge, donnant à la céramique l’éclat de l’orfèvrerie. Les grands plats de ce type, destinés à l’apparat plutôt qu’à l’usage quotidien, sont particulièrement appréciés par une riche clientèle, soucieuse de montrer son intérêt pour un art en plein essor tout autant que son goût pour les textes et les images de l’Antiquité grecque et romaine.

Cette majolique a fait partie de la collection du marquis italien Giampietro Campana, achetée par Napoléon III en 1861. Si le collectionneur italien est plus connu pour ses céramiques grecques et étrusques, il apprécia également la vivacité des couleurs et la richesse des décors de la majolique de la Renaissance. Le Museo Campana, à Rome, comptait près de sept cents majoliques, en majorité des pièces lustrées de Gubbio et Deruta ainsi que des pièces historiées. Cette collection, aujourd’hui répartie entre le Louvre et de nombreux musées français, constitue l’apport le plus considérable de majoliques jamais entré au musée du Louvre.

Bibliographie

Museo Campana, Cataloghi del Museo Campana, 1858, salle B n° 59 p. 11
Cornu, Sébastien, Catalogue des tableaux, des sculptures de la Renaissance et des majoliques du Musée Napoléon III. Paris, Firmin-Didot frères, fils et Cie, 1862, n° 355 p. 229
Darcel, Alfred, Musée de la Renaissance, Série G. Notice des fayences peintes italiennes, hispano-moresques et françaises et des terres cuites émaillées, Paris, 1864, G 474
Majolique. La faïence au temps des Humanistes. 1480-1530, catalogue de l’exposition (12 octobre 2011 - 6 février 2012), sous la direction de Françoise Barbe et Thierry Crépin-Leblond, RMNGP, Paris, 2011, n° 53, p. 106-107
Fiocco, Carola et Gherardi, Gabriella, « Lustri precoci di Gubbio », Faenza, 82, 1996, p. 5-11

Cartel

  • Plat d’apparat aux gonfaloniers (porteurs de bannières)

    Vers 1515-1520

    Probablement Gubbio, Ombrie (Italie)

  • Faïence lustrée

    D. : 41 cm. ; H. : 8,4 cm

  • Collection Campana, achat , 1861

    OA 1703

  • Objets d'art

    Aile Richelieu
    1er étage
    Corridor de Faenza - Salle 7

Informations pratiques

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi
Nocturne gratuite le premier samedi du mois
de 18h à 21h45

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre 2019

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