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Accueil>Expositions & Actualités>Conférences et colloques>Poétique du paysage entre 18e et 19e siècle

par Luigi Gallo, Università della Basilicata e Parco Archeologico di Pompei, Hervé Brunon, CNRS, Centre André Chastel, Paris, et Sébastien Allard, musée du Louvre

À l’occasion de la publication du livre :
Luigi Gallo, Pierre-Henri de Valenciennes (1750-1819) : l’artiste et le théoricien, Rome, L’Erma di Bretschneider, 2017.

La définition d’un nouveau rapport de l’homme avec la nature et le renouvellement de la peinture de paysage constituent l’un des aspects majeurs de la culture européenne du 18e siècle. C’est grâce à l’étroite association entre artistes, intellectuels et hommes de science, renforcée vers le milieu du siècle, qu’advint une transformation de la manière d’observer la nature, de la vivre et de la figurer. Diderot comme Gessner, Rousseau comme Goethe explorèrent les périls et les joies de l’observation intellectuelle de l’univers. Ils y cherchèrent les réponses à l’inquiétante ambivalence d’une nature perçue comme étrangère aux passions humaines, lointaine et inaccessible, et pourtant témoin, unique et silencieuse, du cours inexorable de l’histoire. Inévitablement, l’art la peinture de paysage en fut touchée, aussi bien sur le plan théorique que pratique.

Protagoniste de ce moment historique, Pierre-Henri de Valenciennes (Toulouse 1750 - Paris 1819) fut reconnu en tant que peintre et théoricien, auteur d’un traité qui demeura pendant tout le 19e siècle l’un des principaux manuels pour l’apprentissage de la peinture de paysage, consulté par des générations d’artistes. Delacroix, Corot ou encore Degas semblent avoir lu le texte de Valenciennes, explicitement recommandé par Camille Pisarro à son fils en 1883.

À travers l’analyse de l’œuvre de Valenciennes, dont le Louvre conserve une importante collection, la rencontre tentera de rendre compte du renouvellement de la vision de la nature dans les arts, espace privilégié de la méditation et de la poésie.

Luigi Gallo s’est formé à Rome, à l’université La Sapienza, et à Paris, où il a soutenu une thèse de doctorat à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. À Rome, il a été pendant de nombreuses années chargé des enseignements d’architecture du paysage ; il enseigne actuellement l’histoire du collectionnisme d’antiquités auprès de l’École de spécialisation en patrimoine archéologique de l’université de Matera. En mars 2018, il est nommé expert Historien de l'Art auprès du Parco Archeologico di Pompei (MIBACT).
Se travaux s’intéressent à la fois à l’histoire de la peinture de paysage et des jardins, à l’architecture moderne et au collectionnisme, à la théorie et la critique artistiques du 18e au 19e siècle et à la protection et la valorisation du patrimoine culturel.
Il est l’auteur de monographies et d’essais critiques, et a été le commissaire de plusieurs expositions, parmi lesquelles : « La Nature l’avait créé peintre : Pierre-Henri de Valenciennes, 1750-1819 » (Toulouse, 2003), « Pompei e l’Europa, 1748-1943 » (Naples, 2015), « Picasso e Napoli : Parade » (Naples, 2017), « Amori Divini » (Naples, 2017), « Picasso et le Ballets Russes entre Espagne et Italie » (Marseille, 2018), « L'immagine invisibile : la Tomba del Tuffatore a Paestum » (Paestum, 2018)

Historien des jardins et du paysage, Hervé Brunon est directeur de recherche au CNRS (Centre André Chastel, Paris). Reçu major de promotion en biologie à l’École normale supérieure en 1991, il a poursuivi un cursus en sciences – botanique et écologie –, puis en lettres – histoire de l'art, littérature et philosophie –, et a étudié à l’École nationale supérieure du paysage. Membre du comité de rédaction de la revue Les Carnets du paysage, il tient la chronique « Cultiver notre jardin » dans Vacarme et coordonne depuis 2007 avec Monica Preti la programmation « Histoire et cultures des jardins » à l'Auditorium du Louvre.
Situé dans le champ des humanités environnementales, son travail au croisement de la littérature, la philosophie et l’anthropologie enquête sur l’imaginaire de la nature, la poétique des lieux et les relations entre humains et non-humains, en Occident et en Chine.
Parmi ses derniers livres : Jardins de sagesse en Occident (Seuil, 2014) ; L’Imaginaire des grottes dans les jardins européens (avec Monique Mosser, Hazan, 2014, Grand Prix de l’Académie française 2015) ; De la peinture au jardin (codirection avec Denis Ribouillault, Olschki, 2016).

Ancien élève de l’École Normale Supérieure (Ulm), de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’École nationale du patrimoine, Sébastien Allard est conservateur général du patrimoine. D’abord en charge de la peinture française du 19e siècle au musée du Louvre, il est depuis 2014 le directeur du département des Peintures du musée du Louvre.
Spécialiste de la peinture du 19e siècle, il a été le commissaire de nombreuses expositions internationales dont « Dante et Virgile aux enfers d’Eugène Delacroix » (musée du Louvre, 2004), « Portraits publics, portraits privés (1770-1830) » (Paris, Galeries nationales du Grand Palais et Londres, Royal Academy of Arts, 2006-2007), « Eugène Delacroix. De l’idée à l’expression » (Madrid, Caixa Forum- Barcelone Caixa Forum, 2011-2012), « De l’Allemagne » (musée du Louvre, 2013), « Valentin de Boulogne, réinventer Caravage » (Louvre, 2017).
En 2018, il a été commissaire de l’exposition « Delacroix (1798-1863) » avec Côme Fabre (musée du Louvre ; à l’automne au Metropolitan Museum de New York), ainsi que de l’exposition « Corot. Le peintre et ses modèles » (musée Marmottan Monet).
Il a été, en 2010, le commissaire de l’invitation au Louvre de Patrice Chéreau et a organisé avec ce dernier et Vincent Huguet deux expositions : « Les Visages et le corps » et « Derrière les images ».
Il est aussi l’auteur de nombreux ouvrages sur l’art de la première moitié du 19e siècle, dont Paris 1820. L’Affirmation de la génération romantique (2005), Le Louvre à l’époque romantique. Les décors du palais (1815-1835) (2006), Ingres. La Réforme des principes (2006), L’Art français. Le XIXe siècle (avec H. Loyrette et L. Des Cars) (2006), Le suicide de Gros. Les peintres de l’Empire et la génération romantique (2011, Prix 2011 de l’Essai de l’Académie française avec M. Cl. Chaudonneret).

Informations pratiques

Auditorium du Louvre, sous la pyramide

Tarif D
8 €, plein
6 €, réduit
4 €, jeune (- de 26 ans) ; solidarité ; scolaire

Gratuit
- Adhérents Amis du Louvre Jeune ;
- Etudiants en art, histoire de l’art et architecture ;
- Personnel du ministère de la Culture et de la Communication ;
- Membres du Conseil International des Musées (ICOM).

Entrée libre dans la demi-heure précédant la manifestation, sur présentation d’un justificatif

Caisse de l’auditorium
Du lundi au dimanche (sauf le mardi) de 9h à 17h15, et les mercredis et vendredis jusqu’à 19h15.
Par téléphone 01 40 20 55 00
du lundi au vendredi (sauf mardi) de 11h à 17h, uniquement par carte bancaire.

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