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Présentations d'expositions Conférences en ligne

Une lutte moderne.
De Delacroix à nos jours

Exposition : Musée national Eugène Delacroix, 11 avril au 30 juillet 2018

par Dominique de Font-Réault, musée Delacroix et Marie Monfort, DRAC Île-de-France
L’exposition "Une Lutte moderne, de Delacroix à nos jours", est la première dédiée, depuis leur achèvement en 1861, aux peintures d’Eugène Delacroix de la chapelle des Saints-Anges à Saint-Sulpice.

Grâce à des prêts magnifiques, l’exposition offre de rassembler les sources iconographiques de Delacroix pour ses décors peints, puisées à l’art de Raphaël, de Titien, de Rubens, de Rembrandt, du Lorrain. Les études dessinées et peintes de Delacroix réalisées lors de l’élaboration des trois peintures monumentales ainsi qu’un choix des œuvres insignes que les chefs-d’œuvre du peintre ont inspirés à ses cadets, Gustave Moreau, Odilon Redon, Maurice Denis, René Iché, Jean Bazaine, Charles Camoin, Marc Chagall sont également mis à l’honneur.

Delacroix avait reçu en 1849 la commande de décors peints pour la chapelle des Saints-Anges de Saint-Sulpice. L’élaboration de ses œuvres fut longue, la santé fragile de l’artiste, la difficulté qu’il éprouvait à finir, les commandes qui lui avaient été faites entretemps l’éloignèrent de Saint-Sulpice. L’exécution du chantier le conduisit à s’installer à proximité de l’église, dans l’appartement de la rue de Fürstenberg, devenu en 1920 l’actuel musée national Eugène Delacroix.

Malgré une première réception mitigée, au cœur de l’été 1861, dont le peu d’enthousiasme blessa Delacroix, les œuvres de Saint-Sulpice ont été, de la fin du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui vues par les artistes, peintres, poètes et écrivains, comme des modèles et des sources d’inspiration.

Unissant l’église Saint Sulpice et le musée national Eugène Delacroix dans un même événement, cette exposition est l’occasion de retrouver ce lien que Delacroix créa lui-même entre ces deux lieux, offrant de marcher sur ses pas, dans ce quartier préservé de Paris.

Delacroix (1798-1863)

Exposition du 29 Mars 2018 au 23 Juillet 2018, Musée du Louvre (Hall Napoléon)
Conférence par Sébastien Allard et Côme Fabre, département des Peintures, musée du Louvre (Auditorium du Louvre, 5 avril 2018).
Le musée du Louvre et le Metropolitan Museum of Art s’associent pour organiser une exposition dédiée à Eugène Delacroix. Réunissant 180 oeuvres, cette rétrospective relève un défi resté inédit depuis l’exposition parisienne qui commémorait en 1963 le centenaire de la mort de l’artiste. Malgré sa célébrité, il reste encore beaucoup à comprendre sur la carrière de Delacroix. L’exposition propose une vision synthétique renouvelée, s’interrogeant sur ce qui a pu inspirer et diriger l’action prolifique de l’artiste, et déclinée en trois grandes périodes. La première partie traite de la décennie 1822-1832 placée sous le signe de la conquête et de l’exploration des pouvoirs expressifs du médium pictural ; la seconde partie cherche à évaluer l’impact de la peinture de grand décor mural (activité centrale après 1832) sur sa peinture de chevalet où s’observe une attraction simultanée pour le monumental, le pathétique et le décoratif ; enfin, la dernière partie s’attache aux dernières années, les plus difficiles à appréhender, caractérisées par une ouverture au paysage et par un nouveau rôle créateur accordé à la mémoire.
Les écrits de l’artiste viennent enrichir et compléter la redécouverte de ce génie en constant renouvellement.

Commissaire(s) : Sébastien Allard et Côme Fabre, département des Peintures, musée du Louvre.

La France vue du Grand Siècle. Dessins d’Israël Silvestre (1621-1691)

Exposition : Rotonde Sully du 14 mars au 25 juin 2018
Conférence par Bénédicte Gady, musée des Arts décoratifs et Juliette Trey, musée du Louvre
Si les gravures de Silvestre ont été largement diffusées, ses dessins demeurent méconnus. Le musée du Louvre en conserve un ensemble exceptionnel qui est présenté au public pour la première fois.

Formé à la gravure dans le milieu de Jacques Callot, Israël Silvestre s’est très tôt consacré à la représentation des paysages urbains. Ses premières « vues », pittoresques et de petit format, illustrent aussi bien Nancy, où il est né, que les villes traversées de Paris à Rome, où il effectue plusieurs voyages. Les oeuvres de la maturité offrent au contraire de vastes panoramas, montrant la capitale, avec ses fêtes royales et ses transformations, ou le profil des  villes conquises par Louis XIV en Lorraine et dans les Ardennes. Enfin, ses vues en série des beaux châteaux d’Île-de-France (Vaux-le-Vicomte, Meudon,  Montmorency, Versailles) renouvellent le regard sur l’architecture et les jardins.

François Ier et l'art des Pays-Bas

Exposition du 18 Octobre 2017 au 15 Janvier 2018
Conférence par Cécile Scailliérez (musée du Louvre)
Si le goût de François Ier pour l’art italien est bien connu et son mécénat essentiellement identifié à la création du foyer italianisant de Fontainebleau, son règne ne s’inscrit pas moins dans une tradition très vivace d’implantation en France d’artistes originaires des Pays- Bas. Les plus connus d’entre ces artistes du Nord actifs en France sous son règne, Jean Clouet et Corneille de La Haye dit Corneille de Lyon se spécialisèrent dans le portrait. Mais tant à Paris que dans les foyers normands, picards, champenois et bourguignons, s’est largement épanouie, dans l’art du manuscrit enluminé et dans la peinture religieuse principalement, une vague d’influences septentrionales – anversoises, bruxelloises, leydoises, haarlémoises – que les recherches récentes ont peu à peu révélées en ressuscitant des artistes injustement tombés dans l’oubli. Godefroy le Batave, Noël Bellemare, Grégoire Guérard, Bartholomeus Pons, et d’autres encore anonymes et non moins talentueux, qui se sont illustrés dans des techniques aussi diverses que l’enluminure, la peinture, le vitrail, la tapisserie, la sculpture. Le roi acheta par ailleurs abondamment des tapisseries, des pièces d’orfèvrerie et des tableaux flamands. L’exposition fait ainsi ressurgir tout un pan méconnu de la Renaissance française et se propose d’en explorer la variété, les extravagances et la monumentalité.

Dessiner en plein air.
Variations du dessin sur nature dans la première moitié du 19e siècle

Exposition du 18 Octobre 2017 au 29 Janvier 2018
Conférence de présentation de l’exposition par Marie-Pierre Salé, musée du Louvre (8/11/2017)
La pratique du dessin en plein air, sur le motif, est bien attesté en France (comme en Europe) au 17e siècle et devient courant au 18e siècle. Au 19e siècle, jugée indispensable à la formation des jeunes artistes, elle ne cesse d’évoluer et prend une place capitale dans l’histoire du dessin. Les expressions « sur nature », « d’après nature », « sur le motif » ont cependant une signification très fluctuante, incertaine, désignant aussi bien le dessin d’observation ou d’étude scientifique que le croquis d’étude, l’exercice d’élève, le relevé d’architecte, le dessin militaire, le dessin de mémoire, les notes de voyage – ou le rendu à peine esquissé d’une impression fugitive… Le dessin sur nature se définit progressivement comme une oeuvre en soi, une oeuvre achevée ayant sa propre justification, sa propre finalité. L’espace de l’atelier et le plein air ne sont pas toujours des mondes distincts, et les artistes se situent souvent dans un va-et-vient entre les deux. Si le sujet est bien distinct de celui de la peinture de plein air, la question de la couleur, prise directement sur le motif ou retravaillée en atelier à partir de notes de plein air, s’impose aussi au dessinateur.

L’exposition réunit plus d’une centaine de dessins et eaux-fortes, et permettra de voir une trentaine de carnets de croquis, instrument par excellence du dessin de plein air.

Musiques ! Echos de l'Antiquité

Exposition au Louvre-Lens, du 13 septembre 2017 au 15 janvier 2018
Conférence par Violaine Jeammet, musée du Louvre (11/10/2017)
Que tintent les crotales et sonnent les trompettes ! Le musée du Louvre-Lens présente la toute première exposition consacrée à la musique dans les grandes civilisations antiques, de l’Orient à Rome, en passant par l’Égypte et la Grèce.
Omniprésente dans les sociétés anciennes, la musique occupait des fonctions multiples. Interprétée par des musiciens professionnels ou amateurs, elle accompagnait les hommes dans les différentes étapes de leur vie, de la naissance à la mort. Jouée aussi bien sur les champs de bataille qu’à la table des puissants, elle était par ailleurs intégrée aux rites religieux et servait d’intermédiaire entre hommes et divinités. Connue de tous et pratiquée par beaucoup, la musique constitue donc pour le visiteur une clé à la fois originale et universelle pour accéder à des civilisations disparues et découvrir leur organisation sociale, politique et religieuse. Des sceaux-cylindres mésopotamiens aux reliefs monumentaux romains, en passant par les papyrus égyptiens et les vases grecs, l’exposition rassemble près de 400 oeuvres d’une grande diversité. Souvent fragiles, certaines pièces n’ont jamais été montrées au public. Elles proviennent des collections du Louvre et d’une vingtaine d’institutions françaises et étrangères, dont le British Musem, le Musée national d’Athènes et le Metropolitan Museum à New York.

Le parcours de l’exposition intègre également des dispositifs sonores inédits, permettant d’écouter des reconstitutions de sons d’instruments antiques, ainsi que le plus ancien chant connu à ce jour dans le monde.

Vermeer et les maîtres de la peinture de genre

Exposition du 22 Février 2017 au 22 Mai 2017

« Le sphinx de Delft » : c’est ainsi que l’on désigne Vermeer, figeant le peintre dans une attitude énigmatique et solitaire. L’exposition permet au contraire aux visiteurs de comprendre comment Vermeer et les peintres de scènes de genre actifs en même temps que lui rivalisaient les uns avec les autres dans l’élaboration de scènes élégantes et raffinées – cette représentation faussement anodine du quotidien, vraie niche à l’intérieur même du monde de la peinture de genre. Le troisième quart du 17e siècle marque l’apogée de la puissance économique mondiale des Provinces-Unies. Les membres de l’élite hollandaise, qui se font gloire de leur statut social, exigent un art qui reflète cette image. La « nouvelle vague » de la peinture de genre voit ainsi le jour au début des années 1650 : les artistes commencent alors à se concentrer sur des scènes idéalisées et superbement réalisées de vie privée mise en scène, avec des hommes et des femmes installant une civilité orchestrée. Notre objectif vise à mettre en évidence les relations entre ces artistes, à tout le moins à présenter les pièces d’un dossier largement inédit.

Valentin de Boulogne
Réinventer Caravage

Exposition du 22 Février 2017 au 22 Mai 2017

Considéré comme le plus brillant des peintres à la suite de Caravage et comme l’un des plus grands artistes français, Valentin de Boulogne (1591-1632) passa l’essentiel de sa carrière à Rome, où il reçut de prestigieuses commandes des papes ; son oeuvre fut aussi collectionnée par les puissants, au premier rang desquels figurent Mazarin et Louis XIV, et servit de modèle tout au long du 19e siècle à des maîtres aussi différents que David ou Courbet. Aussi libre que Caravage, mort lui aussi dans la fleur de l’âge, il reprend à son devancier un réalisme dramatique, le clair-obscur et des thèmes (tavernes, concerts, martyrs et saints…), mais il les transfigure par un sens inédit à la fois du grandiose et de la mélancolie ainsi que par une sensibilité à la couleur d’inspiration néo-vénitienne. Le Louvre, qui possède la plus riche collection au monde d’oeuvres de l’artiste, s’est associé au Metropolitan Museum de New York pour la première monographie dédiée à la figure la plus importante du mouvement caravagesque en Europe.

Informations pratiques

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er janvier, 1er mai, 8 mai et 25 décembre

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