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Parcours L'art des rois d'Égypte, L'Egypte antique à travers le temps

Antiquités égyptiennes - Durée : 2h - Jours de visite : Lundi Mercredi Jeudi Samedi Dimanche

Handicap moteur

Statue pilier : Amenophis IV Akhenaton - 275 px
Statue pilier : Amenophis IV Akhenaton - 275 px

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Christian Décamps

00Introduction

Retrouvez dans ce parcours chronologique à travers les dynasties égyptiennes quelques souverains connus ou moins connus  (le roi Serpent, Djedefrê, Sésostris, Akhénaton, Séthi Ier, Osorkon) et leur entourage. Vous pourrez appréhender l'évolution de l'art égyptien de la période de Nagada II à la troisième Période Intermédiaire. Vous aurez un aperçu des conventions de représentation de l’art égyptien, vous comprendrez l'influence sur la création artistique des commanditaires et aussi de l’évolution de la société au fil des époques. Vous aborderez ainsi plusieurs composantes de cette grande civilisation :   le pouvoir, l'écriture, la religion.

Ce parcours a été conçu pour permettre aux personnes à mobilité réduite de découvrir les oeuvres à travers un itinéraire adapté. Chaque étape fournit des indications précises pour se rendre à l'étape suivante. Au total, ce parcours nécessite la prise de 4 ascenseurs.

Entrée PMR :
Depuis la Pyramide, dirigez-vous vers l'entrée Sully, contournez les escalators et prenez à droite les ascenseurs D ou E vers "mezzanine, accès aux collections". Entrez dans l'aile Sully sur votre droite et dirigez-vous vers le Pavillon de l'Horloge.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :
Entrez dans l'aile Sully  et dirigez-vous vers le Pavillon de l'Horloge. Prenez l'ascenseur G sur votre gauche avant l'entrée du Louvre médiéval et montez jusqu'au 1er étage. Dans la salle 601-1-Sully, tournez à droite, puis continuez jusqu'à la salle 663-1-Sully. Traversez-la, ainsi que la suivante. Dans la salle des sept-Cheminées (660-1-Sully), tournez à gauche et entrez dans les salles du musée Charles X. Traversez l'enfilade des salles jusqu'à l'escalier. Sur le palier de l'escalier, tournez à gauche et traversez de nouveau les salles jusqu'à la salle 633-1-Sully. La première oeuvre se trouve au centre de la salle.

Couteau de Gebel el-Araq
Couteau de Gebel el-Araq

© 2001 Musée du Louvre / Georges Poncet

01Couteau du Gebel el-Araq (site près d’Abydos)

Ce couteau est un des chefs-d’œuvre de la période Nagada II (-3500-3200) qui précède l’époque historique de l’Égypte. Le silex blond de la lame a été finement poli sur les deux faces. L’une est restée lisse, tandis que l’autre présente un décor très graphique de vagues ondulantes, parallèles et très régulières. Le travail d’enlèvements par pression de longs éclats transversaux nécessitait une très grande maîtrise. Le manche en ivoire, sculpté dans une défense d’éléphant, illustre un combat terrestre et maritime entre deux ethnies, distinctes par leur coiffure et la forme de leurs bateaux. Les corps des vaincus flottent entre les bateaux. Le revers du manche est dominé par un personnage central habillé, portant barbe et bonnet et tenant deux lions en respect. Des chiens, bouquetin, capriné, gazelle, lionne et bovinés animent cette face. Une bossette centrale permettait peut-être de maintenir cette arme d’apparat dans un fourreau aujourd’hui disparu. Cette figure héroïque rappelle « le maître des animaux » de la mythologie mésopotamienne. Cet objet est une arme d’apparat n’ayant jamais servi et dont le décor illustre le thème général de la maîtrise du chaos par une entité hors norme : un héros, thème largement utilisé dans l’antiquité proche-orientale, un roi ou un dieu, thème récurrent en Égypte.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Avancez dans la salle 634-1-Sully. L'oeuvre suivante se trouve sur votre gauche.

Stèle du roi-Serpent
Stèle du roi-Serpent

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Christian Décamps

02Stèle du roi Serpent

Cette stèle adopte la forme d’une dalle allongée dont la partie supérieure est légèrement cintrée. Elle est simplement gravée, dans sa partie supérieure, du nom du roi Serpent, qui régna sur l’Égypte vers 3000 avant notre ère, en tant que quatrième souverain de la 1ère dynastie. Elle constitue donc l’un des témoignages les plus anciens de la royauté égyptienne. Aux époques les plus reculées, le nom principal des rois égyptiens était le nom d’Horus, d’après le dieu faucon Horus qui était le protecteur de la royauté. Ce nom est inscrit au sein d’un sérekh (littéralement « faire connaître »), qui représente un palais traditionnel égyptien en associant différents points de vue (plan et élévation). Il se compose en effet d’une façade de palais, surmontée par un rectangle, forme stylisée de la cour de ce palais, le tout dominé par le dieu faucon Horus. C’est au sein de la cour du palais qu’est indiqué le nom du roi, figuré ici par le hiéroglyphe du serpent. Ce monument provient de la tombe du roi Serpent à Abydos : cette ville importante de Haute-Égypte est l’un des berceaux de la civilisation égyptienne.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Avancez dans la salle suivante (635-1-Sully). L'oeuvre suivante se trouve à gauche de l'entrée.

Statues de Sépa et de Nésa
Statues de Sépa et de Nésa

© 1992 Musée du Louvre / Christian Larrieu

03Nésa et Sépa

Le haut fonctionnaire Sépa est représenté par deux statues presque identiques, à côté de sa femme Nésa. Il s’agit des plus anciennes statues de taille humaine connues. La raideur apparente des personnages est caractéristique des statues égyptiennes du début de l’Ancien Empire. L’espace entre les deux jambes n’a pas été évidé par le sculpteur. De même, les bras ne sont pas séparés du corps et bâton et sceptre sont collés aux personnages dans une position peu réaliste. Sépa est figuré debout, dans l’attitude de la marche, le pied gauche en avant : cette position deviendra classique pour les hommes tout au long de la période pharaonique. Nésa se tient les pieds joints, le bras gauche replié sur le ventre, dans une attitude commune parmi les sculptures féminines de cette période. Le rendu de son corps est proche de celui de Sépa, en dehors du léger galbe de sa poitrine dont les mamelons transparaissent sous la robe. Elle est en outre parée de nombreux bracelets. Chacun des personnages est coiffé d’une perruque noire. Les traits du visage sont rehaussés par du maquillage noir et vert. Le fard vert, à base de malachite, commun à la 3e dynastie, disparaitra ensuite au profit du noir de la galène. Sur le socle de chaque statue sont gravés, de façon un peu maladroite, le nom et les titres des deux époux.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
L'oeuvre suivante se trouve de l'autre côté de l'allée centrale.

La princesse Néfertiabet devant son repas
La princesse Néfertiabet devant son repas

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Christian Décamps

04Stèle de Nerfertiabet

Cette stèle décorée de la scène traditionnelle du repas funéraire, a conservé ses couleurs depuis plus de 4500 ans. Les hiéroglyphes inscrits au-dessus de la tête de la jeune femme vêtue d’une robe dont les motifs évoquent ceux d’une peau de félin, nous indiquent qu’il s’agit de la « fille du roi » Néfertiabet. Assise sur un tabouret aux pieds sculptés en forme de pattes de taureau, elle tend la main droite, paume face au spectateur, vers une table d’offrandes chargée de tranches de pain surmontées de pièces de viande. Dans l’espace restant se développe le catalogue de tous les produits offerts à chaque défunt afin qu’il ne manque de rien dans l’Au-Delà. On reconnait sous la table un vase de bière, un pain, des têtes de bœuf, gazelle, canard, les signes de l’albâtre évoquant les vases contenant les onguents et des étoffes. Au-dessus et sur deux lignes sont énumérés d’autres aliments à la suite de l’encens, des onguents, des fards vert et noir. La partie droite de la stèle est consacrée à un tableau listant trois tissus en lin de qualités différentes avec leurs dimensions et leur quantité. La stèle a été retrouvée au tout début du 20ème siècle à Gizeh, dans la tombe de Néfertiabet, princesse de la famille du roi Chéops, propriétaire de la plus grande des trois pyramides élevées sur ce site.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Repassez de l'autre côté de la salle. L'oeuvre suivante se trouve au milieu de la vitrine 4.

Tête d'un sphinx du roi Didoufri
Tête d'un sphinx du roi Didoufri

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Christian Décamps

05Tête de Djedefrê

Fils et successeur de Chéops, Djedefrê a choisi de faire construire sa pyramide à Abou Roach, à quelques kilomètres au Nord des grandes pyramides de Giza. Cette pyramide a été largement pillée et détruite depuis l’Antiquité, ce qui explique sans doute que Djedefrê soit moins connu que les autres rois de la 4e dynastie, Chéops, Chépren et Mykérinos. Ce visage est taillé dans une pierre dure, ainsi que toutes les statues royales de l’Ancien Empire. Le roi est coiffé du némès (sorte de coiffe en toile rayée jaune et bleue portée par les rois) ; sur son front un uraeus, c’est-à-dire un cobra dressé, protège le souverain contre ses ennemis. On notera sur la figure du roi des traces de peinture rouge qui devait imiter la chair du roi, et noire pour l’iris. Le roi portait une fausse barbe sous le menton, dont on devine l’attache. La cassure de la tête permet de penser qu’elle appartenait à un sphinx, plutôt qu’à une statue du roi debout ou assis. C’est un des plus beaux portraits royaux de cette période.

Itinéraire vers l'oeuvre suivante :
Continuez dans la partie droite de la salle pour rejoindre le Scribe accroupi.

Le scribe accroupi
Le scribe accroupi

© 1999 Musée du Louvre / Georges Poncet

06Le Scribe accroupi

Le Scribe accroupi est l’une des sculptures égyptiennes les plus célèbres de la collection du musée du Louvre. Il a été réalisé dans un bloc de calcaire fin puis peint comme la majorité des sculptures égyptiennes. Ses couleurs vives se sont particulièrement bien conservées, notamment sa carnation ocre rouge qui, dans l’art égyptien, est réservée aux personnages masculins. Assis en tailleur, il est vêtu d’un pagne court blanc, son torse est nu et ses cheveux sont ras. Il tient de sa main gauche son rouleau de papyrus en partie déroulé sur ses genoux et dans sa main droite se trouvait à l’origine l’instrument en roseau  avec lequel il écrivait. Son visage levé semble fixer avec beaucoup d’attention le personnage sous la dictée duquel il écrivait. Le visage très osseux, les joues creusées et la bouche très fine lui donnent un réalisme exceptionnel. Celui-ci est renforcé par l’incrustation des yeux qui lui confère une présence extraordinaire. Cerclés de cuivre, ils sont constitués d’un bloc de pierre blanche creusé pour recevoir un disque en cristal de roche peint sur sa face arrière.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Passez dans la salle 631-1-Sully. La statue de la reine Ouret se trouve dans la partie droite de la salle.

La reine Ouret ("la grande")
La reine Ouret ("la grande")

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Christian Décamps

07Statue de la reine Ouret

Cette statue représente la reine Khénémet-néfer-hédjet-Ouret assise sur un siège cubique, les mains posées à plat sur les cuisses. Elle est vêtue d’une robe à bretelles, parée d’un collier à plusieurs rangées de perles et de bracelets aux poignets et aux chevilles, et coiffée d’une perruque courte ornée d’un cobra dressé (uraeus). L’attitude ordinaire et les éléments traditionnels du costume de la reine contrastent avec sa coiffure courte, assez atypique pour la statuaire de son temps : le sommet du crâne est surmonté d’un motif unique, souvent interprété comme une fleur de lotus. Khénémet-néfer-hédjet-Ouret est une figure historique importante de la 12e dynastie, à la fois épouse du roi Sésostris II et mère du roi Sésostris III. Le style de la statue et le fait qu’elle ne porte pas encore le titre de « mère du roi » semblent indiquer qu’elle fut réalisée sous le règne de son époux, Sésostris II. Leur fils, Sésostris III, représenté par les deux statues voisines, est considéré comme l’un des plus grands rois de l’ancienne Égypte : à la fois conquérant et réformateur, il bénéficia, comme sa mère, d’un culte après sa mort.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Les deux oeuvres suivantes sont immédiatement sur votre droite.

Sésostris III juvénile
Sésostris III juvénile

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Christian Décamps

08Sésostris III jeune

Cette statue de Sésostris III fait partie, avec la statue voisine, d’une série d’effigies de ce roi découvertes dans le temple du dieu Montou à Médamoud, situé à quelques kilomètres au nord du temple d’Amon de Karnak. Elle représente le souverain assis sur un trône, dont ne subsiste que la partie supérieure, et tenant un linge dans la main droite. Sésostris III est pourvu des attributs royaux traditionnels : il est paré de la coiffure à rayures horizontales (némès) surmontée du cobra dressé (uraeus). Un collier orné de perles à pendeloques, caractéristique du Moyen Empire, orne sa poitrine. Il est vêtu d’un pagne noué à la taille par une ceinture et une queue de taureau pend entre ces deux jambes. Cette statue figure le roi jeune et idéalisé par opposition à sa voisine qui le représente avec des traits plus marqués et autoritaires. Ces deux types de représentations ne signifient pas que les statues ont été réalisées à des âges différents du roi. Elles correspondent en réalité aux différents aspects d’un souverain égyptien, à la fois dieu éternellement jeune et souverain mortel implacable, marqué par le poids de la fonction.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Traversez la salle 637 et passez dans la salle 638-1-Sully. L'oeuvre suivante se trouve sur votre gauche.

Statue pilier : Amenophis IV Akhenaton
Statue pilier : Amenophis IV Akhenaton

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Christian Décamps

09Statue-pilier d’Amenhotep IV / Akhénaton

Ce buste du pharaon Amenhotep IV / Akhénaton faisait partie d’une statue colossale qui devait mesurer plus de 6 m de haut. Elle s’adossait originellement à l’un des piliers de la grande cour à ciel ouvert d’un monument qui se trouvait à l’est du temple du dieu Amon à Karnak. Le roi était coiffé d’une couronne au bas de laquelle se dressait un cobra dont il ne subsiste que la queue. Le souverain est doté d’une longue barbe et croise les bras sur la poitrine : la main droite tient un fouet et la gauche un sceptre. De chaque côté de la barbe et sur le poignet droit, se trouvent trois plaques inscrites de cartouches contenant le nom du dieu Aton (le cartouche est un symbole égyptien de forme ovale fermé par un nœud qui sert habituellement à écrire des noms royaux). Représenté sous la forme du soleil et de ses rayons bienfaisants sur les autres monuments du roi, Aton devient le dieu principal sous le règne d’Akhénaton. Le visage du roi, très allongé, avec ces yeux en amande et sa bouche très charnue, est typique du style de l’époque amarnienne (du nom d’Amarna, la nouvelle capitale fondée par le roi), également caractérisé par un ventre proéminent, des hanches excessivement larges et des membres frêles.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Regardez maintenant la vitrine 3 située sur votre droite. L'oeuvre suivante se trouve dans la partie droite de la vitrine.

Une princesse de la famille d'Akhénaton
Une princesse de la famille d'Akhénaton

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Christian Décamps

10Princesse de la famille d’Akhenaton

L’identité de cette jeune fille, dont seul le buste est conservé, nous est inconnue. Cependant, les traits de son visage, sa coiffure imposante et très élaborée aux mèches sculptées avec soin et son costume évoquent un membre de la famille royale amarnienne. Certains égyptologues y voient même un portrait de la fille aînée d’Aménophis IV-Akhénaton et de son épouse Néfertiti, Méritaton. La coiffure se compose d’une calotte courte et bouclée, englobant la tête à la manière d’un casque, duquel émerge un petit visage triangulaire aux yeux étirés vers les tempes, à la bouche charnue et boudeuse et au menton saillant. Sur le côté droit, elle est complétée par une grosse mèche de cheveux maintenue à sa partie supérieure par une large barrette et se terminant au-dessus de la poitrine.  Un très  large collier couvre la partie supérieure de son buste. Elle est vêtue d’une robe moulante plissée et bordée d’un galon, maintenue par un nœud sous le sein droit. Deux monuments exposés non loin de ce buste, le couple d’Aménophis IV-Akhénaton et Néfertiti  (E 15593 =  E 22756) et le torse féminin (E 25409) nous permettent d’imaginer l’aspect de la partie manquante de la statue de cette petite princesse.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Continuez jusqu'au palier de l'escalier et tournez à droite pour entrer dans la salle 641-1-Sully. L'oeuvre suivante se trouve sur votre gauche.

La déesse Hathor accueille Séthi Ier
La déesse Hathor accueille Séthi Ier

© 2017 Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais/Christian Décamps

11Relief de Séthi Ier et Hathor

Au Nouvel Empire, les tombes royales aménagées dans la Vallée des Rois sont exhaustivement décorées. Les thèmes principaux sont l’accueil du roi par les divinités de l’au-delà et son périple nocturne jusqu’à sa renaissance. Ici, Hathor, déesse protectrice des défunts, accueille Séthi 1er en lui présentant un collier ménat, objet rituel lié au symbolisme de la renaissance. Elle est représentée sous l’aspect d’une femme portant sur sa tête un disque solaire enserré entre des cornes de vache, son animal sacré. Elle est vêtue d’une longue robe recouverte d’une résille de perles dans laquelle s’insèrent des  hiéroglyphes mentionnant les noms du roi. Celui-ci est coiffé d’une perruque mi-longue élégamment dégradée et ornée de l’uraeus sur le front. Il porte un long vêtement de lin fin plissé. Un collier large, des bracelets et un devanteau de pagne ouvragé complètent sa parure. Bien caractéristique du tout début de l’époque ramesside par la grâce, l’équilibre et l’harmonie des proportions, ce relief rompt définitivement avec les principes artistiques mis en œuvre pendant l’époque amarnienne.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Continuez dans la salle suivante et regardez la vitrine centrale à droite de l'entrée.

Statue d'un homme portant une enseigne surmontée d'une tête de bélier coiffé du disque solaire
Statue d'un homme portant une enseigne surmontée d'une tête de bélier coiffé du disque solaire

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Georges Poncet

12Statuette d’homme avec une enseigne à tête de bélier

Entrée dans les collections du Louvre en 1826, sous le règne de Charles X, cette petite sculpture en bois est exposée dès 1827 dans le Musée égyptien que vient de créer Jean-François Champollion et décrite dans le premier catalogue de la collection égyptienne  comme un « membre de la caste sacerdotale (prêtre)… portant une enseigne sacrée… ». La statuette ne portant aucune inscription, nous ne connaissons ni le nom ni la fonction de ce personnage, peut-être un membre de la communauté de Deir el-Médineh. Debout, pieds nus, il présente devant lui une hampe surmontée d’une tête de bélier coiffée du disque solaire, qui est l’enseigne du dieu Amon-Rê dont le bélier est un des animaux sacrés. Ces emblèmes divins, chargés de la puissance du dieu représenté, appartenaient à l’équipement du temple. Ce type de statues  se répand à l’époque ramesside durant laquelle souverains et particuliers aiment se faire portraiturer tenant une ou même deux enseignes divines, se plaçant ainsi sous la protection du dieu. Le costume du personnage est également caractéristique de l’époque ramesside avec sa perruque à revers aux mèches détaillées et sa longue jupe plissée se terminant à l’avant par une sorte de tablier et remontant haut dans le dos.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
La stèle de la dame Tapéret se trouve à gauche de l'entrée dans la salle suivante.

Stèle de la dame Tapéret
Stèle de la dame Tapéret

© 2003 Musée du Louvre / Christian Décamps

13Stèle de la dame Tapéret

Ce type de petite stèle en bois, décorée sur ses deux faces, est un élément du mobilier funéraire qui apparaît à la 3ème Période Intermédiaire, juste après le Nouvel Empire. Le décor vivement coloré   représente en général le/la défunt(e) en adoration devant des dieux solaires, Rê ou Atoum, le plus souvent. Il est représentatif de la volonté des défunts de participer au cycle quotidien de renaissance de l’astre. Tapéret est debout, vêtue d’un long vêtement aux plis amples et aux manches évasées, à la mode de cette époque, les mains levées dans un geste d’adoration devant deux dieux. D’un côté il s’agit de Ré-Horakhty à tête de faucon, symbole du soleil levant. Le dieu est coiffé d’un large disque solaire qui projette sur la défunte des rayons constitués de fleurs participant à sa régénération. De l’autre côté, c’est le dieu Atoum, évocation du soleil couchant. Sur le pourtour de la stèle prend place une représentation de la déesse Nout, déesse du ciel, arque boutée au-dessus de la scène. Des étoiles et des disques parsèment son corps, évoquant le parcours quotidien du soleil qu’elle avale chaque nuit et remet au monde chaque matin. Par cette représentation, là encore, la défunte, s’inclut dans ce cycle de renaissance éternelle. Les inscriptions sont des formules d’offrandes garantissant à la défunte des offrandes alimentaires éternelles.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Passez de l'autre côté de l'allée centrale pour rejoindre l'oeuvre suivante.

Pendentif au nom du roi Osorkon II : la famille du dieu Osiris
Pendentif au nom du roi Osorkon II : la famille du dieu Osiris

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Christian Décamps

14Triade d'Osorkon

Ce petit bijou d’une qualité exceptionnelle représente le pharaon Osorkon II sous l’aspect du dieu des morts Osiris, le corps enserré dans une gaine de momie et coiffé de la couronne Atef entourée de deux hautes plumes. Le roi est accroupi sur un pilier en lapis-lazuli, entouré de son épouse Isis, coiffée du disque solaire enserré entre des cornes de vache, et de son fils Horus, portant la double couronne (le pschent). Debout dans l’attitude de la marche, tous deux  lèvent une main dans la direction d’Osorkon/Osiris, dans un geste de protection. Les figurines sont en or plein et les détails ont été soigneusement ciselés. Les perruques d’Isis et Horus étaient à l’origine incrustées de lapis-lazuli bleu. Ces deux matériaux constituaient, dans les conceptions égyptiennes, la chair et la chevelure des dieux. Les bélières de suspension encore conservées à l’arrière indiquent que ce bijou devait être suspendu à une chaîne. Cependant les personnages sculptés en ronde-bosse et la présence d’un socle rectangulaire en font un objet exceptionnel, à la fois bijou et statue.

Itinéraire jusqu'à la sortie :
Votre parcours est terminé. Pour sortir, continuez à traverser les salles du musée Charles X. Vous pouvez profiter sur votre droite d'une belle vue sur la Cour carrée. Continuez jusqu'à la salle des Sept-Cheminées (660-1- Sully). Dans cette salle, tournez à droite, traversez les salles 662 et 663. Tournez à gauche dans l'escalier Henri II et descendez-le. Continuez à descendre en suivant les panneaux « Sortie » qui vous permettront de regagner la Pyramide.

Itinéraire de sortie PMR :
Votre parcours est terminé. Pour sortir, continuez à traverser les salles du musée Charles X. Vous pouvez profiter sur votre droite d'une belle vue sur la Cour carrée. Continuez jusqu'à la salle des Sept-Cheminées (660-1- Sully). Dans cette salle, tournez à droite, traversez les salles 662 et 663. Dépassez l'escalier Henri II et rejoignez la salle 601-1-Sully où vous retrouverez l'ascenseur G qui vous conduira vers la sortie (niveau entresol). Sortez de l'aile Sully et retrouvez sur votre gauche les ascenseurs D ou E qui vous mèneront à la Pyramide. Prenez l'ascenseur tubulaire pour rejoindre la sortie.