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Parcours La Vallée des Rois

Parcours thématique - Durée : 1h30 - Jours de visite : Lundi Mercredi Jeudi Samedi Dimanche

Toutânkhamon (1336 - 1327 avant J.-C.) - 275 px
Toutânkhamon (1336 - 1327 avant J.-C.) - 275 px

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Christian Décamps

00Introduction

Du village des artisans chargés de dégager et d’orner les hypogées royaux au mobilier funéraire des pharaons, en passant par l’histoire de l’égyptologie, cet itinéraire de visite propose de redécouvrir les antiquités égyptiennes du musée du Louvre à travers un site majeur de la civilisation pharaonique : la Vallée des Rois.

Située sur la rive ouest du Nil, en face de l’ancienne Thèbes et actuelle Louqsor, elle abrite les tombes de la plupart des souverains du Nouvel Empire. Malgré les nombreux pillages subis par ces sépultures dès l’Antiquité, le site a livré de nombreux vestiges archéologiques, qui témoignent du faste de cette époque, notamment en matière artistique. Non loin de là, à Deir el-Médina, des artisans spécialisés – parmi les meilleurs de leur temps - consacrèrent leurs vies à creuser et décorer la dernière demeure des pharaons. Après sa mort, chaque roi fut enterré avec un imposant mobilier funéraire, dont le trésor de Toutânkhamon est le seul exemple complet qui nous soit parvenu. La tombe du jeune pharaon, en effet, traversa les siècles en restant protégée, jusqu’à sa découverte par Howard Carter en 1922. On connaît également quelques objets provenant d’autres tombes royales et qui donnent un aperçu de ce qu’emmenaient avec eux dans l’Au-delà les prédécesseurs ou successeurs de Toutânkhamon sur le trône d’Egypte.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Sous la Pyramide, dirigez-vous vers l'entrée Sully. Après les contrôles, dirigez-vous vers le Pavillon de l'Horloge, puis au fond à gauche, entrez dans le Louvre médiéval. Longez les remparts jusqu'à l'escalier du Sphinx de Tanis. Gravissez cet escalier, puis devant le sphinx, prenez l'escalier sur votre gauche jusqu'au rez-de-chaussée. Traversez les salles 336, 335, 334, 331 à droite, 330 à gauche, et 329. Tournez à gauche, dépassez le sphinx, continuez pour entrer dans la salle du Temple (salle 324-0-Sully). Continuez dans la salle jusqu'à l'escalier et descendez dans la crypte (salle 323-0-Sully). La cuve du sarcophage de Ramsès III se trouve devant vous.

Cuve du sarcophage de Ramsès III
Cuve du sarcophage de Ramsès III

© 2005 Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais/Christian Décamps

01Cuve du sarcophage de Ramsès III

Monolithique lui aussi, le sarcophage rectangulaire de Toutânkhamon est en quartzite, alors que celui de Ramsès III que vous voyez devant vous est en granite rose et adopte la forme d’un cartouche royal, dans lequel le corps du roi défunt remplace les hiéroglyphes de son nom. Chez Toutankhâmon, depuis les angles du sarcophage, ce sont les déesses Selkis, Neith, Isis et Nephtys qui protègent le roi ; chez Ramsès III, ce sont Isis et Nephtys, placées à la tête et aux pieds du roi qui protègent de leurs ailes la momie, comme elles l’avaient fait pour le dieu Osiris. Les figures qui décorent l’extérieur et l’intérieur du monument sont des extraits des Livres de l’Amdouat et des Portes. Ces deux textes funéraires racontent le parcours nocturne du soleil, auquel se trouve ainsi assimilé le roi défunt. Le couvercle du sarcophage, figurant le roi en Osiris et placé encore une fois sous la protection de ses sœurs Isis et Nephtys, est conservé au Fitzwilliam Museum de Cambridge.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Dirigez-vous vers la vitrine 2 à gauche de l'entrée.

Cercueil d'un roi Antef (détail)
Cercueil d'un roi Antef (détail)

© 2011 Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais/Georges Poncet

02 Cercueils des rois Antefs

Avant de se faire enterrer dans la Vallée des Rois, les souverains thébains de la Deuxième Période intermédiaire (1710-1550 av. J.-C.) furent inhumés non loin, sur la rive ouest de Thèbes, dans d’autres nécropoles, telle que celle de Dra Abou el-Naga. C’est de ce site que proviennent ces deux cercueils en bois peint ou doré, inscrits respectivement aux noms des rois Sekhemrê-Herouhermaât Antef et Sekhemrê-Oupmaât Antef. Ces cercueils sont d’un type particulier, typique de la XVIIe et du début de la XVIIIe dynasties : les égyptologues les appellent richi, empruntant le terme arabe désignant les plumes qui les recouvrent en partie.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Regardez sur votre gauche dans la vitrine 1.

Fragments d'un lit funéraire
Fragments d'un lit funéraire

© 2004 Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais/Christian Décamps

03Fragments d’un lit funéraire royal

Provenant vraisemblablement d’une tombe de la Vallée des Rois, ces fragments de lit funéraire royal sont à l’image de vaches, dont seules les pattes avant et les têtes sont conservées. Ces dernières sont très semblables à celles qui décorent le célèbre lit funéraire de Toutânkhamon ; elles étaient elles aussi surmontées de deux hautes cornes enserrant un disque solaire, une coiffe emblématique de la déesse Hathor. La déesse protégeait le roi pour l’éternité, et ainsi la tête du souverain se trouvait placée au niveau de celles de la-déesse-vache bienveillante. Chez Toutânkhamon, on trouve également des lits funéraires ornés d’hippopotames ou de lions, incarnations d’autres divinités protectrices.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Dirigez-vous vers la vitrine 3 sur votre gauche, de l'autre côté de l'entrée.

Toutânkhamon (1336 - 1327 avant J.-C.)
Toutânkhamon (1336 - 1327 avant J.-C.)

© Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Christian Décamps

04Serviteurs funéraires de Toutânkhamon et de Ramsès IV

Les serviteurs funéraires - ou chaouabtis - ont été découverts en grand nombre dans toutes les tombes royales du Nouvel Empire et constituent parfois le seul vestige d’un mobilier funéraire très riche mais qui fut pillé dès l’Antiquité. Plus de 400 serviteurs funéraires furent trouvés dans la tombe de Toutânkhamon. L’exemplaire du Louvre contraste par sa simplicité avec l’un des plus fameux chaouabtis du musée, inscrit au nom de Ramsès IV (env. 1153-1147 av. J.-C.), que vous trouvez un peu plus haut dans la vitrine : à l’élégance discrète d’un objet en faïence siliceuse sans glaçures avec quelques rehauts de noir, dont une ligne d’inscription qui se contente de rappeler les titres et le nom du roi, s’oppose un objet en bois peint aux couleurs vives, dont l’inscription composée de plusieurs lignes correspond au chapitre 6 du Livre des Morts.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Dans la même vitrine, l'oeuvre suivante se trouve sur le présentoir en bas à droite.

Serviteur funéraire d'Amenhotep III
Serviteur funéraire d'Amenhotep III

© 2014 Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais/Christian Décamps

05Serviteur funéraire d’Amenhotep III

Grand-père de Toutânkhamon, Amenhotep III innova en faisant sculpter pour sa tombe des statuettes funéraires de grande taille et en pierres dures, comportant une formule légèrement différente du chapitre 6 du Livre des Morts : celle-ci invoque les dieux pour qu’ils plaident en faveur du défunt et lui permettent d’échapper aux corvées. Cette figurine en granite représente le roi à la manière du dieu des morts Osiris, tenant dans les mains les sceptres de la royauté pharaonique. Les deux fragments furent trouvés par les savants ayant suivi Bonaparte pendant l’Expédition d’Egypte, dans la tombe du roi, près de la Vallée des Rois. Ils ne sont réunis dans cette vitrine que depuis 2014.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Ressortez de la crypte par l'escalier par lequel vous êtes entré. Gravissez ensuite l'escalier situé après la salle du Temple. Arrivé au sommet, tournez à gauche pour entrer dans la neuvième salle du musée Charles X (salle 641-1-Sully). L'oeuvre suivante se trouve dans la vitrine face à vous.

La déesse Hathor accueille Séthi Ier
La déesse Hathor accueille Séthi Ier

© 2017 Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais/Christian Décamps

06Relief de Séthi Ier et Hathor

La tombe de Séthi Ier est la plus grande et l’une des plus richement décorées de la Vallée des Rois, bien différente en cela de celle de Toutânkhamon, de taille bien plus modeste et aménagée à la hâte en raison de la mort prématurée du jeune roi. Le plan de la tombe de Séthi Ier, rectiligne, rompt avec la tradition de la dynastie précédente, selon laquelle le parcours de la tombe présente un coude. Ramenée d’Egypte par Champollion, cette peinture murale fut exposée au Louvre en 1829 soit deux ans après l’inauguration du musée égyptien. Elle représente le roi accueilli par la déesse Hathor, « dame de la nécropole de l’ouest », qui tient le souverain par la main et lui offre le bijou qu’elle est la seule à porter, le collier-ménât, lui assurant ainsi la garantie d’une nouvelle naissance.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
L'oeuvre suivante se trouve dans la vitrine 2 sur votre gauche.

Serviteur funéraire de Séthi Ier
Serviteur funéraire de Séthi Ier

© 2003 Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais/Christian Décamps

07Serviteur funéraire de Séthi Ier

De la tombe de Séthi Ier provient également ce serviteur funéraire en faïence bleue égyptienne, très bien conservé et dont on connaît de nombreux parallèles : l’un d’entre eux est aujourd’hui conservé au Louvre Abou Dhabi. Les détails peints en noir révèlent la nature royale de cette figurine, coiffée du némès, mais aussi sa fonction : portant dans chaque main des outils agricoles et jeté sur l’épaule un sac à grains, ce double du roi devait le remplacer dans les difficiles corvées de l’Au-Delà, semblables à celles de la vie sur terre. Le chapitre 6 du Livre des Morts, inscrit sur la partie inférieure de la statuette, décrit précisément ce rôle de serviteur.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Passez dans la salle suivante (642-1-Sully). La statuette d'Ahmès-Néfertari se trouve dans la vitrine 8 sur votre droite au centre de la pièce.

 

Statuette d'Ahmès-Néfertari
Statuette d'Ahmès-Néfertari

© 2005 Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais/Christian Décamps

08Statuette d’Ahmès-Néfertari

Avec Amenhotep Ier, son fils qui régna au tout début de la XVIIIe dynastie (env. 1550-1295 av. J.-C.), la reine Ahmès-Néfertari fut divinisée après sa mort, devenant la patronne des artisans de Deir el-Médina. Ces derniers lui dédièrent parfois de petites statuettes en bois comme celle-ci, afin d’obtenir en échange « un bel enterrement dans la nécropole » ou d’autres bienfaits après une vie de labeur au service de Pharaon. Ici, c’est au nom d’un carrier appelé Djéhoutyhermektouef, ayant vécu sous le règne de Ramsès II, qu’est inscrite la statuette. Celle-ci témoigne du savoir-faire des artisans de Deir el-Médina, passés maîtres dans le travail du bois.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
L'oeuvre suivante se trouve dans la vitrine 5 sur votre gauche.

Stèle d'Irynéfer
Stèle d'Irynéfer

© 2002 RMN-Grand Palais (Musée du Louvre)/Franck Raux

09Stèle d’Irynéfer

Cette stèle funéraire cintrée provient de la tombe d’Irynéfer, artisan de Deir el-Médina qui vécut au début de la XIXe dynastie. Au registre supérieur sont représentés Anubis et Osiris, divinités funéraires, mais également Amenhotep Ier, premier roi de la XVIIIe dynastie, et sa mère Ahmès-Néfertary, tous deux divinisés et devenus protecteurs du village des artisans. Au registre médian, Irynéfer rend hommage à ses parents et à ses frères, en compagnie de son épouse, alors qu’au registre inférieur, les proches d’Irynéfer lui apportent des offrandes pour assurer son culte funéraire. A Deir el-Médina, on est artisan de père en fils, destiné à travailler dans la Vallée des Rois.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Les oeuvres suivantes se trouvent dans la vitrine 9 derrière la statuette d'Ahmès-Néfertari.

Ostracon de Deir el-Médina
Ostracon de Deir el-Médina

© 2012 Musée du Louvre, Dist. RMN-Grand Palais/ Christian Décamps

10Ostraca de Deir el-Médina

Les ostraca sont des éclats de calcaire ou des tessons de poterie utilisés comme supports d’écriture ou de dessin. A Deir el-Médina, des milliers d’ostraca inscrits ou figurés ont été découverts. Certains nous renseignent sur la vie quotidienne des habitants du village, d’autres nous livrent les extraits des classiques de la littérature égyptienne, alors que des centaines de croquis témoignent des talents des dessinateurs et sculpteurs qui s’entraînaient avant de pratiquer ensuite leur art dans la Vallée des Rois. Illustrations de la vie quotidienne, scènes religieuses ou mythologiques, satiriques parfois, sont parmi les thèmes de prédilections des artisans de Deir el-Médina.

Itinéraire jusqu'à la sortie :
Votre parcours est terminé. Pour sortir, continuez à traverser les salles du musée Charles X. Vous pouvez profiter sur votre droite d'une belle vue sur la Cour carrée. Continuez jusqu'à la salle des Sept-Cheminées (660-1- Sully). Dans cette salle, tournez à droite, traversez les salles 662 et 663. Tournez à gauche dans l'escalier Henri II et descendez-le. Continuez à descendre en suivant les panneaux « Sortie » qui vous permettront de regagner la Pyramide.