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Parcours Les travaux d'Héraclès, Temple de Zeus à Olympie

Antiquités grecques, étrusques et romaines - Durée : 1h - Jours de visite : Lundi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche

Salle d'Olympie, salle 407 - 275 px
Salle d'Olympie, salle 407 - 275 px

© 2018 Musée du Louvre / Antoine Mongodin

00Introduction

Douze métopes (haut-reliefs de format carré) consacrées aux travaux d'Héraclès (Hercule) décoraient la frise dorique du temple de Zeus à Olympie construit autour de 460 avant Jésus-Christ. Vous pourrez distinguer sur la maquette du temple située au centre de la salle  l'emplacement qu'elles occupaient.
Héraclès était  considéré comme l'un des fondateurs des jeux olympiques. Le héros, fils illégitime de Zeus, rendu fou par Héra, avait tué sa femme et ses enfants. Pour laver ce crime, il doit entrer au service de son cousin Eurysthée et vaincre une série de monstres. Il est accompagné dans cette épreuve par sa divinité protectrice, Athéna.
L. J. J. Dubois et A. Blouet, membres de la section archéologique de l’expédition scientifique de Morée, ont entrepris les premières fouilles sur le site d’Olympie en 1829. En 1830, grâce à une donation du gouvernement hellénique, les fragments mis au jour arrivèrent au Louvre.
Malgré l’état fragmentaire des métopes conservées au Louvre, la présentation de la salle d'Olympie nous fournit une image claire de huit des travaux d’Héraclès. Les métopes ont été réalisées par une équipe où les sculpteurs de Paros, île des Cyclades riche en marbre, devait tenir une place importante.

Intinéraire pour accéder au parcours :
Sous la Pyramide, dirigez-vous vers l'entrée Sully. Après les contrôles, avancez vers le Pavillon de l'Horloge et prenez le premier escalier sur votre droite en direction des Antiquités grecques. Gravissez-le jusqu'au rez-de-chaussée et tournez à droite dans la salle des Caryatides (348-0-Sully). Traversez-la et tournez à droite dans la galerie des Antiques. Traversez la salle de Diane (347-0-Sully), puis la rotonde où se trouve la boutique, pour entrer dans la salle d'Olympie (407-0-Denon). Dirigez-vous vers la première métope à gauche de l'entrée.

Ma 717.1-3 : Héraclès et les oiseaux du lac Stymphale
Ma 717.1-3 : Héraclès et les oiseaux du lac Stymphale

© Musée du Louvre (distr. RMN-Grand Palais) / Anne Chauvet

01Héraclès et les oiseaux du lac Stymphale

Ces oiseaux infestaient les rives du lac Stymphale en Arcadie. Ils attaquaient les gens en se servant de leurs griffes et de leurs plumes aux pointes d'acier, et dévastaient les récoltes par leurs souillures. Héraclès s'en débarrassa en utilisant un krotalon, une crécelle de bronze fabriquée par le dieu-forgeron Héphaïstos. Effrayés par le bruit, ils sortirent de leurs buissons, et Héraclès put les tuer avec ses flèches.
Nous voyons ici, dans une composition paisible, la déesse Athéna, vêtue d’un peplos (tunique féminine), assise sur un rocher. Pieds nus, les cheveux enroulés sur la nuque, ne portant que l’égide (cuirasse faite de la peau de la chèvre Amalthée), un seul des attributs qui la caractérise habituellement. Elle se retourne vers Héraclès qui lui offre les oiseaux en bronze, aujourd’hui disparus.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Regardez la deuxième métope sur votre droite.

Ma 716 : Héraclès et le taureau de Crète
Ma 716 : Héraclès et le taureau de Crète

© Musée du Louvre (distr. RMN-Grand Palais) / Anne Chauvet

02Héraclès et le taureau de Crète

Pour cet exploit, Eurysthée envoya Héraclès hors du Péloponnèse, en Crète, et lui ordonna de ramener le taureau que le roi Minos avait négligé de sacrifier à Poséidon. Le taureau causait beaucoup de dégâts et Minos accepta sa capture. Héraclès le captura vivant et l'emmena à Tirynthe. Puis, le relâcha. Le taureau gagna la région de Marathon et fut tué plus tard par Thésée.
Cette fois, sur la métope, Héraclès, le torse vu de face, est représenté en pleine action ; il lève le bras droit qui était armé de la massue, le bras gauche tenait la corde passée à l’encolure du taureau l’obligeant à retourner la tête.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Regardez la métope suivante.

 Ma 720.a-b-c : Hercule luttant contre le triple Géryon. Plusieurs morceaux, dont un bouclier
 Ma 720.a-b-c : Hercule luttant contre le triple Géryon. Plusieurs morceaux, dont un bouclier

© Musée du Louvre (distr. RMN-Grand Palais) / Anne Chauvet

03Héraclès et le triple Géryon

Pour réaliser cet exploit, Héraclès dut se rendre aux confins de la Terre. Le troupeau de bœufs qu’il devait capturer pour Eurysthée appartenait à Géryon, un Géant à trois corps. Héraclès, après avoir tué le berger Eurytion et le chien Orthos, embarqua le troupeau. Mais Géryon, avertit du vol, attaqua le héros qui le tua avec ses flèches. Géryon est toujours représenté avec trois têtes casquées, trois bustes et six jambes.
Trois fragments de la métope relatant cet épisode sont conservés au Louvre. De l’un des trois corps du Géant, protégé derrière son bouclier il ne reste que le bas du visage et le bas de la cuirasse. La jambe gauche d’Héraclès est posée sur le corps de Géryon, devant le deuxième bouclier. Une autre tête de Géryon, renversée, vue de face, est en train de tomber. À gauche de la métope, le haut de la cuisse d’Héraclès et le bas de son chiton (tunique de lin).

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Retournez-vous pour regarder la vitrine suivante sur votre droite.

Ma 718 : Héraklès et le lion de Némée
Ma 718 : Héraklès et le lion de Némée

© Musée du Louvre (distr. RMN-Grand Palais) / Anne Chauvet

04Héraclès et le lion de Némée

Le premier monstre qu'Héraclès dut affronter et ramener à Eurysthée était le lion qui ravageait la plaine de Némée en Argolide.
Héraclès trouva le lion et tira sur lui à coups de flèches magiques offertes par Apollon. Mais la bête était invulnérable et les flèches rebondissaient sur sa peau. Héraclès l'attaqua alors les mains nues et l'étouffa de ses bras. Puis il l'écorcha et s'en revêtit. C'est la fameuse léonté qui ne le quitta plus. Cet exploit est le plus répandu dans l'art grec. L'image de la lutte est inspirée d'un modèle oriental où la lutte du roi avec un lion était un thème très fréquent.
Le héros est nu, quelquefois ses armes et son himation (manteau drapé) sont accrochés sur un arbre derrière lui. D’aucuns conçoivent la lutte du héros avec le lion comme un modèle mythique de la lutte sportive. Le lion sur ses pattes arrière se lève pour attraper Héraclès ou parfois l'homme et la bête luttent au sol, à l'instar des lutteurs du pancrace (sport de combat grec).
Dans cette vitrine, nous voyons les fragments constituant le lion, mort, couché sur le flanc, et une partie du pied droit et le mollet gauche du héros. Le reste de la métope, qui figurait Athéna et Héraclès, est conservée au musée d’Olympie. Cette composition est bien différente de la représentation canonique reproduite par les sculpteurs ou figurant plus fréquemment sur les vases grecs.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Regardez la métope suivante sur votre droite.

Ma 724.a-c : Héraclès et la ceinture de la reine des Amazones
Ma 724.a-c : Héraclès et la ceinture de la reine des Amazones

© Musée du Louvre (distr. RMN-Grand Palais) / Anne Chauvet

05Héraclès et les Amazones

La fille d'Eurysthée, Admète, désirait un cadeau peu ordinaire. Son père, pour la contenter, ordonna à Héraclès de se procurer la ceinture portée par Hippolyté, la reine des Amazones. C'est ainsi qu'Héraclès partit sur la côte nord de l'Asie Mineure, au royaume de ces farouches guerrières. Cette ceinture, symbole de son pouvoir de reine sur son peuple de guerrières, avait été donnée à Hippolyté par le dieu de la guerre, Arès.
Lorsqu’Héraclès la lui demanda, elle la lui offrit de bon gré. Héra, furieuse de voir que le héros avait accompli si facilement cet exploit, prit les traits d'une Amazone et souleva ses congénères contre Héraclès, prétextant que ce dernier voulait enlever leur reine. Le héros croyant qu'Hippolyté n'avait pas de parole, la tua.
Ici, ne sont présentés que la tête d’Héraclès, une partie de sa jambe gauche, le pied droit et une partie du bouclier que l’Amazone gisant à ses pieds lève pour se protéger.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Regardez la métope suivante sur votre droite

Ma 719.a-b-c : Hercule et les juments de Diomède. En fait trois morceaux disparates dont une chevelure
Ma 719.a-b-c : Hercule et les juments de Diomède. En fait trois morceaux disparates dont une chevelure

© Musée du Louvre (distr. RMN-Grand Palais) / Anne Chauvet

06 Héraclès et les juments de Diomède

C'est en Thrace, auprès de Diomède, roi des Bistones, qu'Héraclès doit accomplir l’exploit imposé par Eurysthée. Diomède avait dans son écurie quatre juments mangeuses d'hommes. Héraclès s'en empara, mais Diomède et son peuple l'attaquèrent. Le héros mit en déroute les Bistones et captura leur roi, qu'il donna en pâture aux juments. Dès ce moment, les monstres devinrent dociles.
Sur la métope présentée au Louvre, nous voyons la tête d’un cheval avec une partie de la tête du héros et son bras droit qui, levé, tenait la massue.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Retournez-vous pour regarder la vitrine suivante sur votre droite.

Ma 723.b-c-d : Héraclès et le sanglier d'Erymanthe. 4 morceaux disparates, dont une chevelure
Ma 723.b-c-d : Héraclès et le sanglier d'Erymanthe. 4 morceaux disparates, dont une chevelure

© Musée du Louvre (distr. RMN-Grand Palais) / Anne Chauvet

07Héraclès et le sanglier d'Erymanthe

Héraclès reçut l'ordre de capturer l'énorme sanglier qui vivait sur le mont Érymanthe, en Arcadie, et ravageait la région. Il l'attrapa en le forçant par ses cris à sortir de sa tanière. Il l'emprisonna dans un filet et le rapporta à Eurysthée qui se réfugia dans une jarre de bronze.
La chasse au sanglier était, dans l'Antiquité, liée à plusieurs légendes. Parfois Héraclès attrape le sanglier par les pattes arrières ou encore il le soulève, les bras autour de la taille. Plus populaire était la présentation du sanglier à Eurysthée se cachant dans la jarre.
C’est ce moment, plutôt comique, qui est représenté sur la métope d’Olympie, de laquelle ne sont conservés ici qu’un fragment de la tête d’Héraclès, sa cuisse gauche, l’arrière de la tête d’Eurysthée avec ses cheveux retenus par un bandeau et une partie de son œil gauche, et enfin le boutoir du sanglier.

Itinéraire jusqu'à la prochaine oeuvre :
Vous trouvez dans la même vitrine les deux fragments de la métope suivante.

Ma 724.b-d : Héraclès et la biche de Cérynie
Ma 724.b-d : Héraclès et la biche de Cérynie

© Musée du Louvre (distr. RMN-Grand Palais) / Anne Chauvet

08Héraclès et la biche de Cérynie (ou de Cérynée)

L’auteur tragique Euripide affirmait que la biche était un fléau et qu'Héraclès la tua et la consacra à Artémis. D'autres auteurs racontaient qu'elle avait des bois dorés et, consacrée à la déesse Artémis, faisait partie de son attelage. Héraclès poursuivit l'animal pendant un an et le captura vivant en l'attrapant à l'aide d'un filet. Apollon et Artémis réclamèrent l'animal sacré. Ils autorisèrent toutefois Héraclès à ramener la biche jusqu'au palais d'Eurysthée à condition de la relâcher ensuite.
Très peu de fragments de cette métope qui illustre cet exploit du héros sont conservés au Louvre : la main gauche d’Héraclès empoignant le cou de la biche et une partie de son pied gauche.

Itinéraire jusqu'à la sortie :
Votre parcours est terminé. Pour rejoindre la Pyramide, revenez sur vos pas par la rotonde, la salle de Diane et la salle des Caryatides. Vous pouvez aussi suivre notre parcours consacré à Héraclès. Il vous suffit alors de prendre l'escalier qui descend dans la salle 172--1-Denon et entrer dans la salle 170--1-Denon. La première oeuvre se trouve sur votre gauche en entrant.