Passe vaccinal

Conformément aux consignes gouvernementales, l'accès au musée nécessite la présentation d’un passe vaccinal pour toutes les personnes de plus de 16 ans, et d’un passe sanitaire européen pour toutes les personnes entre 12 ans et deux mois et 15 ans inclus.

Good Boy, histoire d'un solo / Être Jérôme Bel

29 Janvier 2022

Good Boy, histoire d'un solo / Être Jérôme Bel

FilmsJIFA 2022En live

29 Janvier 2022

Les films sont diffusés gratuitement en direct et seront disponible en replay jusqu'au 6 février 2022


De 17h à 19h45
Good Boy, histoire d’un solo
En présence de
Marie-Hélène Rebois

Fr., 2020, réal. Marie-Hélène Rebois, 75 min, prod. Daphnie Production

Ce film raconte l’histoire du célèbre solo d’Alain Buffard, Good Boy, solo qui a marqué l’histoire de la danse et du sida en France à la fin des années 1990. Juste après l’arrivée des traitements par trithérapie, alors qu'il a arrêté la danse depuis sept ans, Alain Buffard décide de se rendre auprès d’Anna Halprin, en Californie, pour suivre les stages de « danse-thérapie » qu’elle a mis en place à destination des malades du cancer et du sida. Là, en pleine nature, sous le regard d’Anna Halprin, Alain Buffard va trouver la force de se reconstruire et de remettre son corps au travail, il va renaître: « ... je choisis de nouveau la danse, aujourd’hui je choisis la vie et je reprends à mon compte la proposition de Doris Humphrey : « La danse est un axe tendu entre deux morts ».

À son retour en France, il crée son solo historique, Good Boy, qu’il interprétera lui-même pendant plusieurs années avant d’en faire la matrice de ses chorégraphies suivantes. Il y aura d’abord Good For pour quatre danseurs puis Mauvais Genre pour vingt danseurs. La gestuelle de Good Boy, empreinte du corps du chorégraphe, marqueur de ce que le sida a fait à la danse, a été dupliquée, déclinée, redistribuée par Alain Buffard lui-même pendant presque une décennie.

Cet écho chorégraphique d’une épidémie planétaire (qui résonne encore dans les imaginaires corporels de notre époque) est le sujet principal du film.

Marie-Hélène Rebois devient cinéaste parallèlement à des études littéraires et à une formation théâtrale. Le spectacle vivant, la création artistique, la peinture sont ses premiers sujets de films. Progressivement, la danse s’impose à elle et devient le filtre à travers lequel elle raconte la vie, le temps, la mort, le monde, toujours guidée par une recherche personnelle sur la mémoire du corps, le mouvement, l’empreinte, la transmission, notions que seul le cinéma peut entrevoir… Elle a travaillé, entre autres, avec les chorégraphes Dominique Bagouet, Maguy Marin, Alain Buffard, Trisha Brown, Merce Cunningham et Lucinda Childs. Elle obtient en 1999 le prix du long métrage documentaire du Festival International de Films de Femmes de Créteil, en 2003 le Grand Prix du FID Marseille et en 2017 le prix du Jury du FIFA, Festival des films d’Art de Montréal.


Suivi de

Être Jérôme Bel
En présence de Aldo Lee et Sima Khatami

Fr., 2019, réal. Sima Khatami et Aldo Lee, 79 min, prod. La Huit Production, Centre Pompidou

“En 2015, nous avons obtenu carte blanche pour filmer l’artiste chorégraphe Jérôme Bel au travail. Mais faire un film sur Bel, c’est se lancer dans un projet paradoxal : comment mettre en scène le travail d’un "anti-metteur en scène" ? Comment rester auteur face à un artiste mondialement reconnu pour son travail de recherche sur la "mort de l’auteur" ? Pendant ce tournage au long cours, nous avons attendu que survienne un imprévu, un événement qui pousse Jérôme Bel à sortir du personnage que nous étions en train de construire. L’événement a eu lieu. Nous nous en sommes saisi.”

Aldo Lee (Afrique du Sud) est un réalisateur de documentaires et fictions. Il a reçu les prix du meilleur documentaire pour La Double vie de Dona Ermelinda au festival Vues d'Afrique à Montréal, et pour Fermiers Blancs, Terre Noire au Festival of the Dhow Countries en Tanzanie. Il a réalisé plusieurs captations de spectacles de danse, collaboré avec des chorégraphes pour créer des images pour leurs pièces et cadré pour des films d’artistes.

Réalisatrice formée aux arts dramatiques et plastiques à Téhéran et à Paris, Sima Khatami collabore régulièrement avec des chorégraphes tels Pierre Droulers, Yves-Noël Genod ou Boris Charmatz dans le cadre de performances et d’expositions, tout en réalisant des films récompensés dans des festivals (FID, Cinéma du Réel, Kunsten…).


Dans le cadre de la « Sélection 2021 » de la 15e édition des JIFA.

Autour de l'événement

26 – 30 janvier 2022

Créations céramiques de Samuel Yal : Nœvus + LTC

Événements

Une installation de porcelaine et une vidéo d'animation seront proposées dans l'Auditorium Michel Laclotte du 26 au 30 janvier 2022, en lien avec la séance de projection du film Noevus, de Samuel Yal, plasticien et cinéaste.

21 janvier – 6 février 2022

BONUS : Marie-Hélène Rebois

Films

Cette section "BONUS" propose des films réalisés par certains des cinéastes invités de cette édition des JIFA (Journées internationales du Film sur l'Art), pour la plupart réalisateurs indépendants. Elle permet de découvrir et de mieux connaître leur travail.