Passe sanitaire

Conformément aux consignes gouvernementales, l’accès au musée du Louvre nécessite la présentation d’un passe sanitaire pour toutes les personnes de 18 ans et plus. Cette obligation s’étendra à toutes les personnes de plus de 12 ans et deux mois à partir du 30 septembre.

Théo Angelopoulos. La poussière du tempsCycle de films

13 – 17 octobre 2021

Théo Angelopoulos. La poussière du temps

Cycle de films

Films#ParisAthènes

13 – 17 octobre 2021

Figure emblématique du "Nouveau Cinéma grec" à partir des années 1970, Théo Angelopoulos est l’auteur d’une œuvre caractérisée par une grande audace formelle, à la fois nostalgique et engagée, intimiste et monumentale, convoquant son histoire personnelle comme l'histoire et la société grecques.

Né en 1935, marqué par la seconde guerre mondiale et la guerre civile qui suivit en Grèce, le plus parisien des réalisateurs grecs s’exile à Paris pour étudier, entre 1961 et 1964, à la Sorbonne et à l’IDHEC. Il se forme à l’anthropologie auprès de Claude Levi-Strauss et au cinéma direct auprès de Jean Rouch tout en fréquentant assidûment la Cinémathèque française. De retour en Grèce en 1964, il devient critique cinématographique avant de réaliser ses premiers films, marqués par la guerre, la dictature et le récit collectif, comme dans Jours de 36 (1972) évoquant l’assassinat, en mai 1936, dans une Grèce secouée par de nombreux attentats politiques, l’assassinat d’un dirigeant syndicaliste.

Dans les années 80, son œuvre prend une dimension plus introspective mais restant ouverte à l’universel avec des thématiques comme l’exil, la transmission, la vieillesse ou la mort. Dans Voyage à Cythère (1984), un metteur en scène de retour d’exil dans un village de la Macédoine grecque, s’interroge - comme Télémaque, le fils d’Ulysse - sur la quête de son père. Dans Le Regard d’Ulysse (1995), référence explicite à l’Ulysse de Joyce, un cinéaste entreprend de retrouver les premières bobines de films utilisées dans les Balkans, en 1905, par les frères Manakis. Dans L'Eternité et un jour (1998) un grand écrivain s’apprête à quitter le monde en entreprenant un ultime voyage pour "sauver" un jeune Albanais de la pauvreté et du déracinement. Son dernier film, La Poussière du temps (2008) évoque l’arrivée à Rome, au début du XXIe siècle, d’un réalisateur américain d'origine grecque pour y tourner un film sur le destin tragique de ses parents. Le film ne sera distribué en France qu’en 2013, l’année suivant la disparition du cinéaste, mort accidentellement sur le tournage de L’Autre mer (inachevé).

Caractérisée par son onirisme et son audace formelle, notamment ses longs plans-séquences et la composition épurée de son cadre, son œuvre franchit et brouille les frontières, spatiales comme temporelles, mêlant en d’étranges voyages pays et continent, passé et présent.

En ouverture à la rétrospective, précédant la projection de l’un des tout premiers films de Théo Angelopoulos, Jours de 36, Stéphane Sawas, historien et helléniste, professeur à l’INALCO, se proposera de replacer les choix thématiques et esthétiques de ce cinéaste dans l'histoire politique et culturelle de la Grèce contemporaine au cours d’une conférence intitulée « Le cinéma de Théo Angelopoulos : espaces et temps d'un regard grec ».

Autour de l'événement

13 Octobre 2021

Jours de 36

À 19h
Projection du film précédée d’une conférence : « Le cinéma de Théo Angelopoulos : espaces et temps d'un regard grec », par Stéphane Sawas, historien et helléniste, professeur à l’INALCO

Films


16 Octobre 2021

La Poussière du temps

À 14h30
de Theo Angelopoulos Grèce, 2008, 125 min,
avec Willem Dafoe, Bruno Ganz, Michel Piccoli, Irène Jacob.

Films


16 Octobre 2021

Le Regard d’Ulysse

À 17h30
de Theo Angelopoulos, Grèce/Fr./It., 1995, 176 min,
avec Harvey Keitel, Erland Josephson.

Films


17 Octobre 2021

L’Éternité et un jour

À 15h
de Theo Angelopoulos, Fr./Grèce/It./All., 1998, 130 min, 
avec Bruno Ganz, Isabelle Renauld

Films


17 Octobre 2021

Voyage à Cythère

À 18h
de Theo Angelopoulos, Grèce, 1984, 137 min, 
avec Manos Katrakis, Giulio Brogi.

Films