Musée fermé

Conformément aux directives gouvernementales de lutte contre la propagation du Covid-19, le musée du Louvre et le musée national Eugène-Delacroix sont fermés jusqu'à nouvel ordre. Les visiteurs ayant acheté un billet pour cette période seront remboursés automatiquement. Aucune démarche n’est nécessaire.

Du jardin royal au jardin publicJardin des Tuileries

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Jardin des Tuileries

Au centre de Paris, ce jardin offre depuis près de cinq siècles une respiration en plein cœur de la capitale. Tour à tour royal et impérial, il a été le terrain de jeux des rois et des princes. Le jeune roi Louis XIII y chassait les cailles et les corneilles. L’Aiglon, le fils de Napoléon Ier, a joué dans ses allées… Aujourd’hui encore, le jardin des Tuileries fait le bonheur des promeneurs.

Les mille-et-une vies du jardin des Tuileries

Tout commence en 1564 quand la reine Catherine de Médicis, veuve du roi Henri II, nostalgique des palais florentins de son enfance, fait construire une résidence de campagne avec un jardin. Le terrain choisi est situé hors des murs de Paris, là où des tuiliers sont implantés depuis le Moyen Âge. D’où le nom de « Tuileries ».

À partir de 1664, le jardin est entièrement redessiné par André Le Nôtre, jardinier du roi Louis XIV. Le jardin est alors ouvert à un public choisi.
Plusieurs fois modifié et partiellement privatisé, notamment par Napoléon Ier puis par son neveu Napoléon III, il est entièrement ouvert à tous les publics depuis 1871.

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Eugène Louis Lami, Entrée de la duchesse d'Orléans dans le jardin des Tuileries à Paris, le 4 juin 1837

En 1871, lors de la Commune de Paris, le palais des Tuileries, symbole du pouvoir royal et impérial, est incendié par les émeutiers. Il ne sera jamais reconstruit ; le jardin, lui, reste.

En 1990, un concours est lancé pour sa rénovation. Les paysagistes Pascal Cribier et Louis Benech sont choisis et lui apportent des innovations contemporaines.

Le jardin d’André Le Nôtre

Les Tuileries sont le domaine d’André Le Nôtre. Le créateur des jardins de Versailles est né, a vécu et est mort dans une maison aujourd’hui disparue qui se trouvait au sein même du jardin. Son père et son grand-père étaient déjà jardiniers au service du roi. Le Nôtre a organise le jardin en trois grandes séquences. Cette structure est restée la même au fil des siècles.

Une promenade en trois temps

Le Grand Carré

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Le Grand Carré

Le Grand Couvert

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Une allée du Grand Couvert

Le Fer à cheval et les terrasses

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Jardin des Tuileries, fer à cheval, vue depuis la terrasse du musée du Jeu de Paume

Un musée à ciel ouvert

Dès le 18e siècle le jardin est décoré de statues et de vases. Chaque régime ajoute ou remplace des sculptures, au gré de l’évolution du goût. Au détour des bosquets, on trouve aussi de nombreuses sculptures mises en dépôt par des musées d’art moderne et contemporain. On peut ainsi y rencontrer de grands noms de la sculpture du 17e siècle à nos jours, comme Antoine Coysevox, Auguste Rodin, Jean Dubuffet, Giuseppe Penone ou encore Louise Bourgeois. Les sculptures sont entretenues par des restaurateurs spécialisés. Les marbres les plus fragiles sont peu à peu mis à l’abri au musée du Louvre, dans les cours Marly et Puget (aile Richelieu) et remplacés dans le jardin par des répliques.

Un jardin de sculptures

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    Etienne Jules Ramey, Thésée combattant le Minotaure

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Illusion d’optique

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Les expositions du Louvre s’invitent aux Tuileries

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