Ni nature, ni morte, conversation avec Miquel Barceló

24 Octobre 2022

Ni nature, ni morte, conversation avec Miquel Barceló

ConférencesLes Choses

24 Octobre 2022

Grisaille à l’espadon, 2021, huile sur toile, 235 x 285 cm, Paris, collection de l’artiste © David Bonet 2022 © Adagp, Paris, 2022

Dialogue avec Marie-Laure Bernadac et Miquel Barceló


Cycle de conférences : « La trace sensible des choses »
Les Choses. Une histoire de la nature morte depuis la Préhistoire - En lien avec l'exposition


Miquel Barcelo est sans conteste le grand peintre contemporain de la Nature morte, thème qui revient régulièrement dans son œuvre et qu’il exploite sous toutes les formes possibles.  Après avoir représenté des cuisines dans les années 80,  il va tenter de réinventer le genre en intégrant de véritables choses ou animaux dans sa peinture, ne se contentant plus de les représenter mais de les présenter. Il allie ainsi les tomates, melons, pastèques, figues et autres fruits méditerranéens dans des toiles éclatantes de vie, à des animaux morts, poulets, lapins, chèvre, créant ainsi d’inquiétants memento mori. Puis apparaissent d’innombrables poissons dont il découvre les variétés au fond de la mer. Depuis  2021, il revient à une série de grands tableaux  qui forment  une synthèse de ses motifs de prédilection,  associés à  de multiples références à l’histoire de l’art, Zurbaran, Chardin, Melendez, Velazquez et même Caillebotte.

Miquel Barcelo a souvent recours à la monochromie et à la grisaille, afin de faire mieux ressortir l’abondance des victuailles et la générosité des tables, comme dans les natures mortes flamandes. La nature morte chez lui est plus vivante que jamais.