
À l’est, du nouveau ! La collection de peintures allemandes du 19e siècle au Louvre
2 Avril 2026
À l’est, du nouveau ! La collection de peintures allemandes du 19e siècle au Louvre
2 Avril 2026
Par Côme Fabre, musée du Louvre
Les tableaux germaniques de la première moitié du 19e siècle forment la collection la plus jeune et petite parmi les peintures du Louvre : partie de rien il y a 50 ans exactement, elle naît avec l’achat retentissant de l’Arbre aux corbeaux de Caspar David Friedrich en 1975, grâce à l’action de Michel Laclotte. Depuis, elle s’accroît progressivement, malgré le retard et les nombreuses difficultés rencontrées. Comment convaincre l’opinion et les autorités françaises de l’importance de cette peinture et des moyens à lui consacrer ? Face à une raréfaction de l’offre des peintres allemands les plus célèbres, quelle stratégie faut-il adopter ? Quelle définition faut-il donner à la « peinture allemande » pour une époque (avant 1850) où l’Allemagne ne constitue pas un État-nation ? Comment prétendre à la représentativité quand les foyers de création sont nombreux et dispersés ? Pourquoi la question des provenances exige-t-elle une vigilance particulière dans ce domaine ? Le bilan de ces cinquante années est l’occasion de partager les questions que se sont posées les différents conservateurs en charge de cette ambitieuse et difficile mission, de raconter les écueils qu’ils ont rencontrés mais aussi les heureux hasards qui relancent leur quête. Dernières acquisitions en date, le Portrait des sœurs Bloem par Johann Richard Seel, et l’Annonciation de Johann Friedrich Overbeck, en cours de restauration et bientôt présentée en salle, ouvrent de nouvelles perspectives pour cet ensemble toujours en construction..