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La Crucifixion

© 1988 RMN / Gérard Blot / Christian Jean

Peintures
Peinture italienne

Auteur(s) :
Constance Lavagne d'Ortigue

La composition décentrée et en diagonale, inspirée de Tintoret, permet de détacher les figures au premier plan contre un ciel orageux. Le Christ crucifié, entouré des larrons, surplombe le groupe de la Vierge évanouie, soutenue par saint Jean. L'attitude de la sainte femme debout, drapée de jaune, symbolise la douleur. Au fond se profile la ville de Jérusalem.

Une composition originale

En décalant le Christ et les deux larrons sur la gauche du tableau, Véronèse dégage la partie droite afin de déployer un paysage où cheminent de petites figures avec au fond la ville de Jérusalem. Au pied de la croix, sainte Marie Madeleine reste prosternée tandis que saint Jean soutient la Vierge évanouie. Tout à fait à gauche, appuyé sur l’encolure de son cheval, le bourreau regarde les saintes femmes.

Une atmosphère dramatique

Cette audacieuse composition met l’accent sur la détresse du groupe du premier plan où chaque personnage exprime un sentiment de douleur. La Vierge est inerte, saint Jean  la soutient, sainte Marie Madeleine implore le Christ en embrassant la croix tandis qu’une femme drapée de jaune éprouve une peine si vive qu’elle cache son visage.
Les années 1570 montrent une évolution dans la gamme chromatique du peintre qui abandonne les couleurs pures et claires juxtaposées pour adopter des effets atmosphériques plus dramatiques et des tons sombres plus fondus. Dans cette composition, les nuages orageux et le ciel sombre diffusent des couleurs denses typiques du maniérisme vénitien. La composition, les tonalités sourdes, le ciel livide et les contrastes de lumière créent une atmosphère pathétique qui rappelle l’influence du Tintoret, notamment la Crucifixion de ce dernier dans l’église San Cassiano à Venise. Le décentrement de la composition fait aussi écho à la Déposition, œuvre antérieure de Véronèse (Vérone, musée de Castelvecchio).

Une carrière vénitienne

Formé essentiellement par Antonio Badile à Vérone, sa ville natale, puis à Mantoue (influences de Jules Romain et du Primatice), c’est vers 1553 que Véronèse s’établit à Venise où il passe la majeure partie de sa carrière, introduisant une peinture claire, lumineuse et colorée essentiellement décorative au sens le plus noble du terme. En 1560, il se rend à Rome où la peinture de Raphaël le marque particulièrement. Treize ans plus tard, un procès l’oppose à l’Inquisition à propos de la Cène conservée aujourd’hui à l’Académie de Venise. Il ne cesse de peindre pour Venise, essentiellement pour l’église San Sebastiano, sorte de pendant à la Scuola di San Rocco de Tintoret, son principal rival dans cette ville.

Cartel

  • Paolo CALIARI, dit VÉRONÈSE (Vérone, 1528 - Venise, 1588)

    La Crucifixion

    Vers 1584

  • H. : 1,02 m. ; L. : 1,02 m.

  • Collection de Louis XIV, acquis de Jabach en 1662

    INV. 145

  • Peintures

    Aile Denon
    1er étage
    Salle de la Joconde
    Salle 6

Informations pratiques

Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 18h sauf le mardi
Nocturnes jusqu’à 21h45 le mercredi et le vendredi

Fermetures :
Les 1er mai et 25 décembre

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