Passe sanitaire

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L'histoire des collections

Riche de plus de 22 000 oeuvres, dont plus de 8 500 exposées, le département des Objets d’art (DOA) se caractérise par l’extrême diversité de ses collections : elles couvrent un champ chronologique qui s’étend du haut Moyen Âge au Second Empire, et un espace géographique qui coïncide jusqu’au XVe siècle avec l’Occident chrétien et l’Orient byzantin, puis se restreint à l’Europe pour la Renaissance et le XVIIe siècle, et surtout à la France pour les XVIIIe et XIXe siècles. La physionomie très particulière du département tient à la manière dont se sont formées ses collections.

Autour des trésors de Saint-Denis et de la Sainte-Chapelle

Séparé en 1893 du département des Sculptures et des Objets d’art du Moyen Âge, de la Renaissance et des Temps modernes, lui-même créé en 1849, le département est créé autour d’un noyau initial des collections constitué sous la Révolution autour des vestiges des deux prestigieux trésors de Saint-Denis et de la Sainte-Chapelle. Ces trésors avaient été versés au Muséum central des arts dès sa création, en même temps que la majeure partie des collections de gemmes et de bronzes de la Couronne, jusqu’alors abrités au Garde-Meuble. Ils furent rejoints par le trésor de l’ordre du Saint-Esprit à sa dissolution en 1830.

Ce premier ensemble, emblématique, est complété durant la première moitié du XIXe siècle et le Second Empire par l’entrée au Louvre de collections entières d’objets d’art du Moyen Âge et de la Renaissance au sens large (Révoil, 1828 ; Sauvageot, 1856) ou qui en comportent un très grand nombre (Durand, 1825 ; Campana, 1862), par quelques acquisitions isolées dans ces mêmes domaines, et grâce à la création du musée des Souverains en 1852.

L’apport des mobiliers du Garde-Meuble

En 1870, le premier versement du Garde- Meuble au Louvre des meubles et objets des palais des Tuileries et de Saint-Cloud, peu après ruinés par les flammes, inaugure un réel intérêt pour les meubles, bronzes d’ameublement, tapisseries et tapis des XVIIe et XVIIIe siècles, qui élargit notablement le champ chronologique et technique des collections d’objets d’art royaux et d’art décoratif. Il est complété de manière éblouissante, en 1901, par le dépôt des meubles et objets d’art du Garde-Meuble qui avaient été présentés à l’Exposition rétrospective de l’art français, ainsi que par plusieurs versements des ministères.

Les legs et donations

Le département bénéficie également d’une série impressionnante de legs ou donations de collections entières : Lenoir (1874), Thiers (1880), Camondo (1911), Schlichting (1914), Garnier (1916), Heine (1929), Olivier (1935), ou encore de la baronne Salomon de Rothschild (1922). De leur côté, les donations Davillier (1883), Adolphe de Rothschild (1901) et Arconati Visconti (1916) continuent d’accroître les collections du Moyen Âge et de la Renaissance.

En 1887, quelques joyaux épargnés de la vente des Diamants de la Couronne rejoignent ces collections, ainsi que les meubles, vases et gemmes de la Couronne exposés dans la galerie d’Apollon.

Après la Seconde Guerre mondiale, les collections du département se sont enrichies de nombreux dons : David-Weill (1946), Niarchos (1955), Grog-Carven (1973)... auxquels s’ajoutent tous ceux consentis depuis sa création par la Société des Amis du Louvre et de nombreuses acquisitions, grandement soutenues par les dispositifs fiscaux des « dations » et des « trésors nationaux ». Elles se sont aussi élargies à deux domaines jusqu’alors presque ignorés : l’orfèvrerie de table royale du XVIIIe siècle et les vases d’ornement en porcelaine.

Le Grand Louvre et les appartements Napoléon III

Enfin, avec le Grand Louvre et l’attribution au département des appartements Napoléon III, ce dernier s’est efforcé de combler la lacune de ses collections pour les arts décoratifs de la première moitié du XIXe siècle.