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L'histoire de la collection

Les jardins du Domaine national du Louvre et des Tuileries sont un véritable musée de sculptures en plein air. Les premières statues qui sont encore en place sont arrivées sous la Régence à partir de 1716, en provenance de Versailles et de Marly, et datent pour certaines de la fin du XVIIe siècle. Depuis lors, par vagues successives, la sculpture n’a cessé d’investir les Tuileries et le Carrousel, ainsi que les jardins situés à l’est (Oratoire, Raffet et Infante).

S’il est des œuvres qui dialoguent admirablement avec le cadre architectural et paysager, il a fallu au contraire en déplacer voire en retirer, quitte à les remplacer par des copies, au gré des changements de régimes, de l’évolution de l’art des jardins ou en raison de leur dégradation. Aujourd’hui, la collection comprend environ 140 statues et vases.

Les mots « collection » et « environ » appellent un commentaire. En effet, certaines œuvres sont inscrites sur l’inventaire du département des Sculptures du musée du Louvre, alors que bien d’autres sont des dépôts d’institutions publiques (Centre national des arts plastiques, musées nationaux tels que le musée d'Orsay, le musée Rodin et le Musée national d'art moderne). Cette collection est appelée à évoluer en nombre et en nature dans les prochaines années. Comme dans un musée, certaines oeuvres peuvent ne pas être présentes parce qu'elles sont prêtées à des expositions ou en restauration.

Outre les vases du jardin, le reste du mobilier – sièges, lampadaires, panneaux... – présente un caractère assurément patrimonial. Enfin, on peut considérer que certaines attractions ou pratiques sociales récréatives appartiennent au patrimoine immatériel, comme les petits voiliers que les enfants font voguer sur les bassins depuis plus de deux siècles.

La fragilité de ce patrimoine, dans un jardin entièrement gratuit, ouvert sept jours sur sept, fréquenté par 14 millions de visiteurs par an, soumis à la pollution urbaine et au dérèglement climatique, fait de sa conservation un véritable défi. Les sculptures font l'objet d'un entretien régulier par des restaurateurs diplômés. Le partage d’expérience avec des institutions publiques – châteaux et musées avec jardins de sculptures, jardins publics et lieux ouverts soumis à l’hyper-fréquentation –, devrait permettre de trouver des solutions efficaces.