Passe sanitaire

Dans le but de réduire les risques de transmission de la Covid-19, la présentation d’un passe sanitaire sera obligatoire pour accéder au musée du Louvre à partir du 21 juillet pour toutes les personnes de 18 ans et plus.

Trois siècles de sculpture italienneGalerie Michel-Ange

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Captifs, Galerie Michel-Ange

Sous les amples voûtes de la galerie sont conservés des chefs-d’œuvre de la sculpture italienne, dont les célèbres Esclaves de Michel-Ange. Pendant près de trois siècles, les sculpteurs ont rivalisé de génie pour mettre en lumière les sentiments de l’âme humaine.

Une galerie du nouveau Louvre 

Au Louvre, le Second Empire (1852-1870) correspond à une période intense de construction. Le palais est alors à la fois un musée et un lieu du pouvoir impérial. Avec ses architectes Louis Visconti et Hector Lefuel, Napoléon III fait construire de nouveaux bâtiments dont certains sont destinés à abriter des collections. La galerie Michel-Ange en fait partie.

Édifiée entre 1854 et 1857, cette galerie a avant tout une fonction pratique : c’est l’accès officiel à la salle des États où se tenaient les grandes séances législatives sous le Second Empire. C’est aussi le lieu d’exposition des sculptures du Salon, cette grande manifestation artistique de l’époque qui présentait le travail des artistes vivants.   

   

Un décor minéral  

Hector Lefuel s’inspire du travail de son prédécesseur, l’architecte Pierre Fontaine. Ce dernier a travaillé au Louvre au fil des différents régimes politiques, tout au long de la première moitié du 19e siècle. Ses aménagements dans la salle des Cariatides et dans la galerie d’Angoulême inspirent à Lefuel les amples voûtes des galeries Michel-Ange et Daru, ainsi que le dallage du sol en marbre de différentes couleurs.

Ici, la lumière est naturelle. Elle vient des larges baies ouvertes des deux côtés de la galerie. Cet éclairage, qui ne conviendrait pas à des peintures, met particulièrement en valeur les sculptures de marbre blanc, mais aussi celles en bronze ou en terre cuite. 

Psychée ranimée par l'Amour

Psychée ranimée par l'Amour

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De Michel-Ange à Canova 

La galerie Michel-Ange présente aujourd’hui un panorama de la sculpture italienne du 16e au 19e siècle. Elle doit d’ailleurs son nom à l’artiste florentin Michel-Ange qui ouvre le bal avec ses Esclaves, deux chefs-d'œuvre qui faisaient partie d’un projet jamais réalisé pour le monument funéraire du pape Jules II. De loin, avant même d’entrer dans la galerie, on peut apercevoir celui que l’on nomme L’Esclave mourant, magnifié par le jeu de la perspective. Derrière lui se dresse un portail monumental, orné des figures d’Hercule et de Persée, qui provient du palais Stanga di Castelnuovo de Crémone. Sa forme rappelle le modèle antique de l’arc de triomphe.

Puis vient Mercure volant de Jean Bologne, dit Giambologna, sculpteur né en Flandres qui connut le succès à Florence. On peut aussi voir Mercure enlevant Psyché de son élève Adriaen de Vries. Avant de sortir de la galerie, les visiteurs peuvent admirer Psyché ranimée par le baiser de l’Amour de Canova. Cette œuvre est un exemple particulièrement virtuose du travail du marbre. L’artiste restitue parfaitement la douceur des chairs et l’élan de l’Amour.

Les chefs-d'oeuvre

  • Michel-Ange, Captif dit "l'Esclave mourant" (Haut du corps, profil droit)

    Michelangelo Buonarroti, dit Michel-Ange, Captif dit "l'Esclave mourant"

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Le saviez-vous ?

Des Captifs à l’histoire mouvementée

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Michel-Ange, Captif dit "l'Esclave Rebelle" Salle 403 (Galerie Michel-Ange), Aile Denon, Niveau 0

Amour et Psyché

Antonio Canova, Psyché ranimée par le baiser de l'Amour Salle 403 (Galerie Michel-Ange), Aile Denon, Niveau 0

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