Le jumelage « Louvre chez vous » avec la Ville de Corbeil-Essonnes

Le Louvre ailleursDémocratisation culturelle

Le 31 décembre 2024

Depuis 2016, le Louvre va à la rencontre des publics les moins familiers du musée. Avec le soutien de la préfecture de la Région d’Île-de-France, il a ainsi entrepris des jumelages avec huit villes franciliennes. Le 30 novembre marquait la conclusion de trois années de partenariat avec la ville de Corbeil-Essonnes. 

La démocratisation culturelle au cœur du projet

Ce partenariat a été lancé en 2022 avec pour objectif de rendre la culture accessible à tous et d’amener les collections du musée au plus près des habitants. Il a mobilisé plus de 60 structures locales pour mener des projets co-construits avec les acteurs des secteurs sociaux, sportifs, culturels, associatifs de la ville. Au total, plus de 12 000 personnes ont pu participer à une grande diversité d’actions : médiations, formations, expositions, conversations, ateliers, visites, etc. 

illustration
Performance "La parole rêvée des femmes" de la Compagnie Liria en Cour Marly

Les habitants de Corbeil-Essonnes au musée 

Plus de 350 habitants, relais et élus de Corbeil-Essonnes se sont réunis au musée, le samedi 30 novembre, pour célébrer cette aventure culturelle commune. La restitution officielle s’est déroulée en présence du Délégué de Madame la Préfète de l’Essonne (91), Alexandre Naghi, de l’Administrateur général du Louvre, Kim Pham, et du Maire de la commune, Bruno Piriou. Ce fut l’occasion de mettre en lumière quelques projets-phares de ce partenariat exemplaire, témoins de l’appropriation des collections par les Corbeil-Essonnois :

  • À l’Auditorium – Michel Laclotte, le conservatoire de musique et de danse Claude Debussy a présenté des extraits de sa création originale « Une Nuit au Louvre », inspirée des œuvres du musée.
  • Dans le Forum du Studio, la dessinatrice Elise Robineau a exposé ses aquarelles et ses croquis qui retraçaient avec poésie et humour les temps forts de la programmation culturelle des trois dernières années.
  • Enfin, la Compagnie Liria a investi la Cour Marly avec sa performance « La parole rêvée des femmes », incarnée par des femmes du quartier prioritaire des Tarterêts de Corbeil-Essonnes. Ce projet s’est emparé de thématiques cruciales comme les violences faites aux femmes et leur rôle dans la société. Après une phase de récolte de témoignages, un travail sur l’oralité a conduit à une mise en scène émouvante dans les salles du musée. Ensemble, les douze participantes ont tissé un dialogue vibrant entre peintures, sculptures et récits personnels à travers des tableaux vivants.

Avec près d’un habitant sur cinq impliqué dans le projet, ce jumelage avec Corbeil-Essonnes incarne pleinement l’ambition du Louvre de faire rayonner l’art et la culture.

Exposition des dessins d'Elise Robineau au Forum du studio

Spectacle du conservatoire de danse et de musique Claude Debussy à l'Auditorium du Louvre - Michel Laclotte

Performance "La parole rêvée des femmes" de la Compagnie Liria en Cour Marly

Spectacle du conservatoire de danse et de musique Claude Debussy à l'Auditorium du Louvre - Michel Laclotte

Performance "La parole rêvée des femmes" de la Compagnie Liria en Cour Marly

Vous aimerez aussi

« Nous sommes les gardiens de la mémoire du jardin. »

Chaque année, plus de quatorze millions de visiteurs arpentent le Jardin des Tuileries. Un espace vert de 23 hectares sur lequel veillent dix jardiniers d’art. Promenade didactique dans les allées du jardin, en compagnie de Cécile Pierrot, jardinière d’art, à l’heure où le printemps impose peu à peu ses couleurs.

Acquisition d’un ensemble exceptionnel d’enluminures : La Passion du Maître du Boccace de Munich

Le fonds d’enluminures du département des Arts graphiques s’est récemment enrichi de quinze feuillets provenant d’un même livre d’heures exécuté dans le dernier quart du XVe siècle. Après neuf mois de restauration cet ensemble inédit sera bientôt accessible dans la salle de consultation du département des Arts graphiques. Rencontre avec Caroline Vrand, conservatrice du patrimoine en charge des collections de l’école française du XVe au début du XVIIe siècle.

Femmes artistes en France au début du XIXe siècle

Les études menées sur la place des artistes femmes dans les musées d’art ancien, thème du colloque international organisé par le Centre Dominique Vivant Denon les 16 et 17 février, vont de pair avec les efforts de mise à jour des collections permanentes.  Si l’on pense d’abord aux nouvelles acquisitions (telle l’Élève intéressante de Marguerite Gérard, achat en 2019), le Louvre dispose aussi d’autres moyens. C’est ainsi que cinq tableaux d’artistes actives à Paris ont refait leur apparition aux cimaises du deuxième étage de l’aile Sully, bientôt suivies d’autres. Rencontre avec Côme Fabre, conservateur au département des Peintures en charge des peintures françaises et nordiques du XIXe siècle.