Aurélien Prudor
Biologiste et réalisateur, Aurélien Prudor est le fondateur de WILD TALKS – Films Science et Environnement. Son parcours commence dans la recherche scientifique : pendant plus de dix ans, il travaille comme ingénieur d’études pour des laboratoires tels que le CNRS, l’IRD et l’IFREMER, notamment sur le comportement des oiseaux marins et les écosystèmes isolés. Devenu réalisateur en 2019, il met aujourd’hui son expérience de terrain et sa connaissance des sciences au service de films qui racontent la biodiversité, les grands enjeux environnementaux et les relations entre l’humain et le vivant. Parmi ses réalisations figurent entre autres des sujets variés tel qu’ « Independence Days », sur la prise d'indépendance chez les jeunes oiseaux marins, « Au cœur du réseau : querelles de voisinage chez les écureuils terrestres " sur le stress social et la santé animal, « Saru » sur la transmission culturelle chez les macaques Japonais, ou encore "Marais d'Irak : Soif d'Avenir" qui évoque les enjeux autour de la ressource en eau. Ses films ont été sélectionnés et récompensés dans plusieurs festivals en France à l'étranger.
Ariane Thomas
Ariane Thomas est directrice du département des Antiquités orientales du musée du Louvre. Docteur en archéologie orientale (Université de la Sorbonne–Paris IV) et conservateur général en charge des collections assyro-babyloniennes, elle enseigne depuis plusieurs années tout en encadrant de nombreux travaux et programmes de recherche. Elle s’est par ailleurs engagée dans différentes fouilles et coopérations au Moyen-Orient dont le projet de réhabilitation du musée de Mossoul en Irak. Elle a été commissaire de plusieurs expositions en France et à l’étranger, notamment L’Eau Primordiale, Leçons de Mésopotamie, jusqu’au 15 mars 2027.
Gregoire Nicolet
Grégoire Nicolet est chargé de collections au département des Antiquités orientales du musée du Louvre. Spécialiste des langues de l’ancienne Mésopotamie, il consacre ses travaux à l’histoire de la transmission des savoirs scribaux, l’étude des listes lexicales et de la littérature sumérienne. Il s’est également intéressé aux politiques patrimoniales et muséales au Moyen-Orient, plus particulièrement au Yémen et en Syrie. Co-commissaire de plusieurs expositions, il enseigne à l’École du Louvre et à l’École Pratique des Hautes Études. Il participe régulièrement à des colloques et programmes de recherche internationaux, et est le commissaire associé de l’exposition L’Eau Primordiale.
Philippe de Grissac
Philippe de Grissac est coproducteur du film « Marais d’Irak : soif d’avenir ». Engagé bénévolement depuis plus de cinquante ans en faveur de la protection de la nature et de la préservation de la biodiversité, il a notamment été vice-président de la LPO France (Ligue pour la Protection des Oiseaux), cofondateur de la LPO 44 et directeur de rédaction de la revue « L’Oiseau Magazine ». Il est administrateur au sein du Conservatoire du Littoral, dont il a été le vice-président. Il s’est particulièrement investi pour les territoires ultramarins en tant que membre expert outre-mer auprès de l’Union internationale pour la conservation de la nature et a fondé le Grouped’études et de protection des oiseaux de Mayotte. Auteur ou coauteur de plusieurs ouvrages et documentaires consacrés aux oiseaux et à la nature, il est également vice-président du Musée vivant des arts et des civilisations africaines de Nantes.
Raad Al-Asadi
Raad Habeeb Al-Asadi est un chercheur en environnement et défenseur de la nature, spécialisé dans la gestion des écosystèmes, la préservation des marais irakiens, la biodiversité, la toxicologie et la biologie moléculaire environnementale. Il est titulaire d’une licence en technologies médicales de l’Al-Mazaya University College, à Thi-Qar, et d’un master en médecine moléculaire de la Faculté des sciences médicales de l’Université Sains Malaysia.
Spécialiste de la conservation des marais irakiens, il a occupé les fonctions de directeur de l’Organisation Al-Chibayish pour l’écotourisme et de directeur du Musée des marais irakiens. Il a aussi contribué à des projets environnementaux et communautaires en coopération avec des organisations et institutions internationales, notamment l’OIM, l’USAID, l’ambassade de France, le ministère allemand des Affaires étrangères et Vétérinaires sans frontières. Il a également travaillé comme chercheur et chargé de cours au Centre de recherche sur les marais de l’université de Thi-Qar.
Raad Habeeb Al-Asadi a contribué à la documentation et à l'étude d'espèces rares dans les marais irakiens et a amplement publié sur la biodiversité, notamment sur la vipère du Levant, la rousserolle de Bassorah et les espèces aquatiques de l'écosystème marécageux.