Passe sanitaire

Conformément aux consignes gouvernementales, l’accès au musée du Louvre nécessite la présentation d’un passe sanitaire pour toutes les personnes de 18 ans et plus. Cette obligation s’étendra à toutes les personnes de 12 ans et plus à partir du 30 septembre.

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L'histoire des collections

Parmi les grands musées qui exposent l’archéologie égyptienne hors d’Égypte (Turin, Berlin, Londres, New-York, Boston...), le musée du Louvre et son département des Antiquités égyptiennes (DAE) est l’un des plus riches. Il offre à ses visiteurs de vastes collections constituées de sarcophages, papyri, stèles, statuaire, reliefs, bronzes, mobilier et textiles.

Le Musée royal, Champollion et l’époque « des consuls »

Contrairement à l’idée reçue, les collections du département des Antiquités égyptiennes n’ont pas été constituées grâce à la campagne d’Égypte de Bonaparte, menée entre 1798 et 1801. C’est plus tard, en 1826 sous le règne de Charles X, que le Musée royal se voit doté d’une division des monuments égyptiens. Après avoir travaillé à la création du musée de Turin, Jean-François Champollion réussit en effet à convaincre les autorités françaises d’acheter de grandes collections privées, provenant pour la plupart de consuls européens en poste en Égypte (Salt et Drovetti notamment), pour des raisons marchandes ou diplomatiques. Par ordonnance royale du 15 mai 1826, Champollion est nommé conservateur du nouveau département au Louvre, qui est inauguré le 15 décembre 1827. À sa mort, en 1832, la section perd temporairement son autonomie et son rythme d’acquisitions qu’elle retrouve autour de 1849.

Le temps des antiquaires et des partages de fouilles

À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le musée enrichit ses collections grâce aux dons du gouvernement égyptien selon le régime du partage des objets de fouilles. Ainsi, à la suite des campagnes effectuées en Égypte par Auguste Mariette, une partie de ses découvertes entre au Louvre. Entre 1852 et 1853, en une seule année, ce dernier reçoit près de 6 000 objets, parmi lesquels l’emblématique Scribe accroupi. Dans la première moitié du XXe siècle, c’est aussi par le biais des partages de fouilles que les statues royales d’Abou Roach, l’ensemble funéraire d’Assiout, les trésors de Tôd et de Médamoud, les objets de la vie quotidienne de Deir el-Medineh et les portraits d’Antinoé viennent rejoindre les collections du Louvre. À cette époque, la collection s’enrichit également par des achats auprès d’antiquaires, tant en Égypte que sur le marché de l’art européen.

Les dons, legs transferts et achats

La pratique du partage des fouilles tombe en désuétude et cesse à partir de 1981. En revanche, la collection continue de s’accroître par les transferts de collections, les dons, les legs et les achats. Ainsi, en 1907, une grande partie du fonds du Cabinet des Médailles de la Bibliothèque nationale est transférée au Louvre et en 1948, les collections égyptiennes du musée Guimet font à leur tour leur entrée au Louvre.

Les évolutions muséographiques du département

En 1827, Champollion met en œuvre une conception muséographique radicalement nouvelle en présentant œuvres d’art et objets dans leur contexte historique et civilisationnel dans les quatre salles qui constituent alors le Musée Égyptien. Au milieu du XIXe siècle puis au début du XXe, de nouvelles salles sont affectées au département. D’importants travaux permettent une nouvelle exposition des collections, notamment celle des pièces monumentales et, à partir de 1905, de la chapelle du mastaba d’Akhethétep. Entre 1926 et 1938, le plan Verne, double les espaces d’exposition et confère au département une ampleur nouvelle. Soixante ans plus tard, en 1997, le programme Grand Louvre redéploie les collections sur une trentaine de salles réparties sur deux étages. C’est Jean-Louis de Cénival, en charge du département à cette époque, qui fut l’artisan de ce projet : œuvres monumentales et présentation thématique prennent place au rez-de-chaussée avec, notamment, les salles du temple et les sarcophages. Une approche chronologique occupe le premier étage qui illustre les séquences historiques et l'évolution de l'art égyptien des origines à la conquête romaine. De tradition, l’Égypte byzantine et copte est exposée dans une autre aile du musée, dans trois salles dont l’une propose la reconstitution de l’église de Baouît.