Peintures espagnoles de Greco à Goya, peintures italiennes des XVIIe et XVIIIe siècles : rénovation des salles, restauration des oeuvres
Le 19 janvier 2026

Peintures espagnoles de Greco à Goya, peintures italiennes des XVIIe et XVIIIe siècles : rénovation des salles, restauration des oeuvres
Lundi 19 janvier 2026
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Le 19 janvier 2026

Dans le même temps, un « chantier des collections » a été mené sur l'ensemble des tableaux. Certaines œuvres étaient restées accrochées en hauteur depuis l’installation de ces salles en 1999 ; il s'agissait donc de vérifier leur état de conservation ou revoir leur encadrement.
Après avoir été transférés en réserve, les tableaux ont été décadrés et examinés par un restaurateur. Pour certains, seul un dépoussiérage s’est avéré nécessaire, quand pour d’autres des interventions ont pallié à des défauts d'adhérence des couches picturale ou permis d'améliorer leur état de présentation. Il en a été de même pour les cadres.
Dans le prolongement de la centaine d'œuvres peintes à Bologne et à Rome dans la première moitié du Seicento exposées dans la Grande Galerie, la salle Salvator Rosa, présente celles créées à Rome à partir du second tiers du XVIIe siècle. Trois grands tableaux de Salvator Rosa, peintre napolitain actif à Rome, introduisent à l'école de Naples, représentée notamment par Luca Giordano. Ils sont accompagnés par d'autres provenant de Gênes, Florence, Milan ou Venise.
Le parcours se poursuit dans la salle Piazzetta où sont exposées les œuvres de grand format du XVIIIe siècle. Pour Venise, L'Assomption de la Vierge de Giambattista Piazzetta est désormais accrochée à côté de la Junon au milieu des nuées de Giambattista Tiepolo. Acquise en 2020, cette grande toile permet d'illustrer l'activité de décorateur de cet artiste majeur du Settecento. Quant aux grands tableaux de Giovanni Paolo Panini, ils traduisent la fascination que Rome ne cessait alors d'exercer sur l'Europe entière.

La première phase de la rénovation des salles de peintures espagnoles a été menée à bien. La salle Murillo (718), qui bénéficie d’une belle lumière zénithale, accueille à nouveau les grands formats du XVIIe siècle. Récemment restaurés, les quatre épisodes de la vie de saint Bonaventure, peints par Francisco de Herrera el viejo et Francisco de Zurbarán pour le collège de San Bonaventura de Séville en 1628-1629, ont retrouvé une puissance monumentale et une gamme colorée vibrante.
La salle 719, dédiée aux peintures espagnoles de 1750 à 1850, présente l’exceptionnelle collection de tableaux de Francisco de Goya, notamment ses portraits, qu’il s’agisse de grands d’Espagne, comme la marquise de Santa Cruz, de proches de l'artiste, tel Don Evaristo Pérez de Castro, ou encore de l’ambassadeur de la République française à Madrid, Ferdinand Guillemardet. Acquises en 2011, quatre plaques en cuivre gravées par Goya pour sa série des Disparates, invitent à découvrir une autre technique explorée par l'artiste avec audace et liberté. Ces scènes étranges (une « pluie de taureaux » ou une « absurdité de bête ») révèlent un aspect sombre et grotesque de son œuvre, contrastant avec ses portraits lumineux.

Les « Petits cabinets » sud (salles 730 à 734) qui bordent la salle Murillo côté Seine, seront rénovées pour exposer les peintures espagnoles et portugaises de petits et moyens formats du XIVe au XIXe siècle.
La grande toile figurant Un miracle de frère Francisco de Bartolomé Esteban Murillo, dite aussi La Cuisine des anges, présentait des problèmes de conservation, qui ont nécessité une restauration fondamentale. Après avoir fait l'objet d'une étude au Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF), le tableau a été confié à des restaurateurs, Alix Laveau et Giusy Dinardo pour la couche picturale, Jean-Pascal Viala et Luc Hurter pour le support. Unique toile signée d’une série aujourd'hui dispersée peinte pour le petit cloître franciscain de Séville, son iconographie très originale - qui figure un frère franciscain découvrant que des anges ont miraculeusement préparé le repas dont il avait la charge - lui a toujours valu un grand succès auprès des visiteurs. Son retour dans les salles est prévu à l'automne 2026.

Présentée dans les salles du département des sculptures depuis 1877, la porte du palais Stanga a fait l’objet d’une importante restauration. Le résultat en est impressionnant, qui restitue au décor sa lisibilité et permet d’apprécier la grande finesse de la sculpture.
Le 18 décembre 2025

Depuis 2016, le Louvre va à la rencontre des publics les moins familiers du musée, dans le cadre de son programme « Le Louvre chez vous ». Soutenu par la Préfecture de la Région d’Île-de-France, ce dispositif vise à rapprocher les grands établissements culturels nationaux des quartiers prioritaires. Neuf villes ont ainsi été jumelées avec le musée. Parmi elles, la ville de Cergy, dont la convention de partenariat a été signée officiellement le 18 juin dernier, en présence d’une centaine d’habitants, d’agents municipaux, d’élus et des équipes du musée.
Le 27 novembre 2025

Marlene Dumas, née en 1953 en Afrique du Sud et installée à Amsterdam depuis plus de quarante ans, s’est imposée comme l’une des figures majeures de la peinture contemporaine. Première artiste femme à rejoindre la tradition des grands décors peints et des commandes in situ du Louvre, elle présente – à l’occasion de la réouverture du pavillon des Sessions, rebaptisé Galerie des Cinq Continents – Liaisons, un ensemble de neuf toiles spécialement conçues pour le mur de retour à l’entrée de la Porte des Lions.
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